Révolution des radars : amende de la police même pour un dépassement de quelques km/h
La guerre contre la mortalité routière : le chef de la division de la circulation a décidé de mettre à jour le seuil d'application des radars fixes sur les routes à haut risque. Certains radars appliqueront une application plus stricte, incluant la documentation des infractions dans une courte plage d'écart par rapport à la vitesse autorisée. Police : « L'objectif n'est pas de distribuer des amendes, mais avant tout de sauver des vies. »

Abaissement du « seuil de tolérance » : la division de la circulation de la police a publié aujourd'hui (dimanche) une annonce concernant la mise à jour du seuil d'application des radars. Dans le cadre des ajustements apportés aux radars fixes de type A-3, l'infraction sera enregistrée selon de nouvelles définitions établies pour chaque zone, en fonction du niveau de risque qui y est associé.
La division de la circulation a indiqué que tout dépassement documenté de la vitesse autorisée entraînera l'envoi d'une amende directement au domicile du conducteur. Certains radars appliqueront une surveillance plus stricte, incluant la documentation des infractions dans une courte plage d'écart par rapport à la limite, tandis que dans d'autres zones, la tolérance pourra être ajustée. Par exemple, sur une route à haut risque limitée à 70 km/h, une amende sera désormais délivrée dès 75 km/h au lieu des 85 km/h habituels.
La police ne communiquera pas sur les routes spécifiques où le seuil d'application sera modifié. Les autorités ont souligné :
« L'année dernière, la mortalité routière a coûté la vie à des centaines de personnes, sans compter les milliers de blessés. Ces données alarmantes exigent une réflexion rigoureuse sur l'application de la loi et son adaptation aux conditions du terrain. Dans les prochains jours, une nouvelle étape sera franchie avec la modification des seuils d'application des radars sur les routes et aux carrefours. »
Dans le cadre d'un examen complet du système de radars (A-3) à travers le pays, la division de la circulation a effectué une évaluation individuelle de chaque radar, en analysant les caractéristiques de la route, les volumes de trafic et les données sur les accidents. À l'issue de cet examen, le chef de la division de la circulation, le nitzav Haim Shmueli, a décidé de mettre à jour les seuils d'application pour mieux correspondre à la réalité du terrain.
« Cette annonce vise à permettre aux conducteurs de se préparer à l'avance, d'exercer une autodiscipline et de se comporter sur la route de manière responsable », a déclaré la police. « Il est important de souligner que l'objectif de l'application de la loi n'est pas de distribuer des amendes, mais avant tout de sauver des vies, de prévenir les accidents et de réduire le nombre de morts et de blessés. »
La police a également rappelé qu'une vitesse excessive reste l'un des principaux facteurs d'accidents mortels, car même un léger dépassement augmente la distance de freinage et réduit le temps de réaction. Le nitzav Shmueli a précisé :
« Nous avons examiné chaque radar et chaque tronçon de route en fonction des données sur les accidents et des caractéristiques de risque. Nous informons le public de cette mesure à l'avance avec un objectif clair : que les conducteurs changent leur comportement avant même que les radars ne les documentent. La vitesse autorisée n'est pas une recommandation, c'est la limite fixée pour protéger toutes nos vies. De notre point de vue, une amende qui n'a pas été délivrée parce qu'un conducteur a choisi de ralentir est un succès. »





