Guerre en Ukraine : Moscou intensifie ses frappes énergétiques et ouvre un front migratoire
La Russie intensifie sa campagne visant à détruire le réseau énergétique ukrainien à l'approche de l'hiver tout en orchestrant une crise migrigatoire aux frontières de l'OTAN pour déstabiliser les Occidentaux.
Des mois durant, de hauts responsables ukrainiens ont mis en garde contre l'hiver le plus rude depuis le début de la guerre, avertissant que la Russie chercherait à paralyser le réseau électrique national. Cette attente a pris fin lorsque de violentes explosions ont ébranlé Kiev, des missiles et des drones ayant frappé une centrale thermique et des infrastructures essentielles, privant des quartiers entiers d'eau et d'électricité. Selon un document russe classifié intercepté par les services de renseignement ukrainiens et révélé par le New York Times, l'ampleur de ce plan visant à congeler l'Ukraine est sans précédent. Le ministre ukrainien de l'Énergie, Denys Chmyhal, a présenté à ses partenaires européens ce plan prévoyant jusqu'à un millier de missiles, des bombes perforantes et des drones, visant non seulement les centrales thermiques, mais aussi les trois centrales nucléaires du pays en frappant leurs postes de commutation électrique situés à moins de 1,6 kilomètre des réacteurs.
Ramener l'Ukraine à l'âge de pierre
Au-delà du réseau électrique, Moscou prévoit de frapper agressivement les systèmes nationaux de distribution d'eau et de traitement des eaux usées à l'aide de dizaines de missiles balistiques et de bombes planantes guidées. L'objectif ultime du Kremlin est clair : couper les grandes villes telles que Kiev, Kharkiv et Odessa de tout approvisionnement en électricité, en chauffage et en eau, réduisant ces services de 90 pour cent afin de briser le moral des civils. Les autorités ukrainiennes ont investi des centaines de millions de dollars dans la réhabilitation des infrastructures, mais la vulnérabilité du réseau reste critique. Le plan russe interdicteur vise à détruire précisément 15 gigawatts de capacité de production, menaçant de replonger le pays dans une obscurité totale.
Guerre hybride : le front migrigatoire face à l'OTAN
Pendant que l'Ukraine se prépare à une lutte existentielle, la Russie ouvre un autre front, plus discret mais tout aussi destructeur, contre l'Union européenne et l'OTAN. Les services secrets russes et bélarusses orchestrent une opération sophistiquée de contrebande de migrants en provenance du Moyen-Orient et d'Afrique vers la Lettonie, la Lituanie et la Pologne. La Lettonie fait face à un afflux migratoire exceptionnel, plus de 11 000 personnes s'étant vu refuser l'entrée depuis le début de l'année. Des réseaux criminels attirent les migrants vers Moscou ou Minsk par des vols commerciaux ou affrétés par l'État, avant de les acheminer vers les frontières boisées.
Le long de la frontière lettino-bélarussienne, une imposante clôture en acier équipée de caméras et de capteurs de mouvement basés sur l'intelligence artificielle a été érigée. Cependant, des migrants originaires de Somalie, d'Iran, d'Afghanistan et de Cuba parviennent à contourner l'obstacle, tandis que les gardes-frontières lettons ont récemment découvert des tunnels souterrains creusés sous la barrière. La Russie cherche ainsi à déstabiliser l'État balte à l'approche des élections législatives, incitant Riga à lancer l'opération Loup-garou pour mobiliser ses forces et endiguer l'immigration illégale.




