Une malade du syndrome de Rett lutte pour garder sa gardienne depuis 18 ans
Liri Louise Karent, atteinte du syndrome de Rett, a été transportée en ambulance au tribunal de Jérusalem pour contester l'expulsion de sa gardienne népalaise Kumari Budhatoki Adhikari, qui l'assiste depuis 18 ans.

Un combat pour la survie
Liri Louise Karent, une jeune femme de 25 ans atteinte du syndrome de Rett, est arrivée lundi au tribunal de district de Jérusalem à bord d'une ambulance spécialisée équipée de matériel de réanimation. Sa famille mène une bataille juridique cruciale contre l'Uploader de la population et de l'immigration pour empêcher l'expulsion de sa gardienne de longue date, Kumari Budhatoki Adhikari, qui s'occupe d'elle sans interruption depuis 2008.
Liri, qui réside à Ramat HaSharon, dépend entièrement d'un respirateur artificiel et est alimentée par sonde gastrique. Kumari assure des soins intensifs 24 heures sur 24, créant un lien non verbal exceptionnel avec Liri, qui n'avait que sept ans lorsque Kumari a commencé à s'occuper d'elle.
Un blocage administratif de quatre ans
En 2020, la famille a déposé une demande humanitaire pour régulariser le statut de Kumari en Israël. Pendant les quatre années d'examen du dossier, son visa de travail a été renouvelé. Cependant, en 2024, la famille a été informée oralement que le visa ne serait plus renouvelé en raison de la procédure humanitaire en cours. La demande a ensuite été rejetée, et Kumari a reçu l'ordre de quitter le pays sous 14 jours.
Orly Zigdon, la mère de Liri, a partagé son désarroi :
« Kumari s'occupe de Liri depuis 18 ans, elle est à ses côtés 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Liri a grandi avec elle et ne communique qu'à travers des regards d'adoration et d'amour. Kumari est devenue une infirmière de soins intensifs pour elle, et bien plus encore, une seconde mère. Personne d'autre ne pourra la remplacer. »
Les arguments juridiques et médicaux
L'appel, déposé par l'avocat Tomer Warsha, soutient que la demande humanitaire n'a jamais été examinée par la commission interministérielle compétente. De plus, le tribunal lui-même a reconnu que si l'administration avait statué dans un délai raisonnable, le visa de Kumari n'aurait pas expiré.
Le docteur Amir Harel Hari, médecin traitant de Liri, a émis un avis médical alarmant :
« Liri est liée à sa gardienne par un lien non verbal extraordinaire. Il faut lui permettre de rester en Israël et ne l'expulser sous aucun prétexte, sous peine de causer des dommages irréversibles à la santé de Liri. »
À l'issue de l'audience, un accord a été trouvé : les avocats de Kumari vont déposer une nouvelle demande de prolongation de son visa de travail, que l'administration s'est engagée à examiner sans que cela ne nuise à la procédure de demande de statut humanitaire.




