Reprise de l'économie israélienne après « Rugissement du lion » : le PIB a bondi de 15,4 % au deuxième trimestre 2026
Le Bureau central des statistiques a publié les comptes nationaux du deuxième trimestre 2026, révélant une croissance du PIB de 15,4 % en rythme annuel après le recul lié à l'opération « Rugissement du lion ».

Le Bureau central des statistiques (CBS) a publié aujourd'hui, dimanche, les données des comptes nationaux pour le deuxième trimestre 2026. Il en ressort qu'au cours de cette période, l'économie a réussi à se remettre de l'opération « Rugissement du lion » et à renouer avec la croissance, qui s'est établie à 15,4 % en rythme annuel (3,6 % en rythme trimestriel), après une baisse de 3,8 % (1 % en rythme trimestriel) au premier trimestre.
La forte croissance du deuxième trimestre reflète une compensation pour le premier trimestre, qui avait été faible en raison de la guerre, ce qui signifie qu'une part importante de celle-ci provient d'une activité économique reportée de la période de conflit au deuxième trimestre. Les données concernant le secteur des entreprises sont encore plus encourageantes avec une hausse de 16,6 %.
Pour examiner l'état de l'économie de manière plus globale, il convient de comparer le premier semestre 2026 au second semestre 2025 ; cette comparaison indique une hausse de 3,2 % du PIB. Si l'économie continue de produire au second semestre 2026 comme elle l'a fait au premier, la croissance sera inférieure aux prévisions de la Banque d'Israël et du ministère des Finances, qui tablent sur 4 % en 2026, bien qu'il soit encore trop tôt pour déterminer la tendance annuelle. Il est important de noter que le produit intérieur brut des entreprises a progressé de 4,7 % au cours de ce semestre.
Les moteurs de la croissance au deuxième trimestre ont été principalement les dépenses de consommation publique, qui ont augmenté de 19,5 % en rythme annuel (4,6 % en rythme trimestriel). Cela s'explique par le fait que le budget n'a été approuvé qu'à la fin du premier trimestre, rendant les dépenses publiques plus soutenues au deuxième trimestre. Ce fait atténue quelque peu l'enthousiasme autour des résultats solides de ce trimestre, car une croissance découlant des dépenses publiques est considérée comme « instable ». En revanche, sur le semestre, la croissance des dépenses publiques reste faible.
Parmi les autres indicateurs clés :
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Une baisse de 0,4 % des dépenses de consommation privée en calcul semestriel, ce qui pourrait indiquer un ralentissement du rythme de l'activité économique.
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Une forte reprise des exportations (25,2 % en rythme annuel).
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Une reprise des investissements en actifs fixes de 6,3 % (1,5 % en rythme trimestriel), tandis que sur une base semestrielle, cette croissance s'établit à 10,6 %.





