Une baisse de la taxe d'acquisition proposée pour relancer l'immobilier
Une initiative propose de réduire la taxe d'acquisition pour les investisseurs immobiliers en échange d'un engagement locatif de dix ans afin de stimuler le marché.

Une nouvelle initiative vise à relancer le marché immobilier israélien et à freiner la hausse des loyers en proposant une réduction drastique de la taxe d'acquisition pour les investisseurs. L'ingénieur Haim Nachman, propriétaire du groupe Nachman, a présenté un plan élaboré avec l'expert-comptable Doron Sagiv, suggérant une baisse temporaire de la taxe d'acquisition pour les investisseurs privés.
Selon le modèle proposé, la taxe d'acquisition chuterait de 8 % actuellement à seulement 0,5 % la première année, puis passerait à 1 % la deuxième année, à condition que les acheteurs s'engagent à louer le bien pendant au moins dix ans. Cet engagement serait officiellement enregistré au cadastre (Tabu). M. Nachman soutient que cette approche, inspirée des avantages fiscaux accordés aux fonds d'investissement immobilier (REIT), encouragerait les acquisitions tout en élargissant l'offre locative à long terme.
Cette proposition cherche à remédier au ralentissement marqué du marché de l'occasion, où les vendeurs peinent à rivaliser avec les promoteurs. Selon M. Nachman, stimuler le marché secondaire déclencherait une chaîne de transactions, permettant aux propriétaires de progresser dans leurs projets immobiliers tout en aidant les promoteurs à écouler leurs stocks. Il affirme qu'un parc locatif accru contribuerait à stabiliser les loyers pour les jeunes ménages.
Cependant, le projet soulève des interrogations, notamment sur la concurrence potentielle entre primo-accédants et investisseurs subventionnés, ainsi que sur la perte temporaire de recettes fiscales pour l'État. Les initiateurs estiment toutefois que la hausse du volume des transactions pourrait compenser ces manques à gagner et dynamiser l'économie.





