Acte d'accusation pour des publications sur X incitant au meurtre de Nétanyahou
Un acte d'accusation a été déposé contre Raz Weinberger, poursuivi pour avoir publié sur X des appels au meurtre visant le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et des figures de la coalition.

Le Parquet d'État a déposé ce dimanche au Tribunal d'instance de Petah Tikva un acte d'accusation contre Raz Weinberger, un habitant d'Ein Hahoresh âgé de 49 ans, pour une série de publications sur le réseau social X appelant au meurtre du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, de membres de la coalition et de partisans du gouvernement. L'acte d'accusation lui impute 10 chefs d'inculpation pour incitation au terrorisme et 18 chefs pour incitation à la violence.
Parallèlement au dépôt de l'acte d'accusation, le Parquet a demandé le placement en détention de l'accusé jusqu'à la fin des procédures judiciaires. Rédigé par Me Maya Nitzan du département cybernétique du Parquet d'État, le document indique que sur une période d'environ un mois et demi, sur fond de campagne électorale pour la 26e Knesset, Weinberger a diffusé sur son compte public des messages explicites appelant à la violence et au meurtre.
Parmi les messages recensés, Weinberger a notamment répondu à une publication du compte de Nétanyahou en écrivant : « Benyamin Nétanyahou, le plus grand traître de l'histoire du pays, mérite la mort. » Dans une autre publication, il a appelé à brûler vif le Premier ministre ainsi que les membres de sa famille.
L'acte d'accusation mentionne également qu'en réponse à une publication du député Almog Cohen, l'accusé a rédigé : « Tes parents devraient regarder comment on te décapite pour jeter ta tête aux Gazaouis afin qu'ils jouent au football. » Le département cybernétique a souligné que le caractère systématique, répétitif et violent de ces publications témoigne de la dangerosité de l'individu pour le public.
Les procureurs ont insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas de propos isolés tenus sous le coup de l'émotion, mais bien d'une série de messages incitant à l'agression contre des personnalités publiques et des opposants politiques. La requête en détention précise en outre que Weinberger possédait récemment une arme à feu, un élément qui renforce selon l'accusation la crainte qu'il ne passe à l'acte.





