Israël : création du premier nouveau kibboutz depuis 29 ans
Gal Shohami, ancien officier de Tsahal, dirige la création du premier nouveau kibboutz en Israël depuis 29 ans dans la vallée de Arad. Le projet « Yachad » rassemble laïcs et religieux autour d'un modèle communautaire et d'énergies renouvelables.

Gal Shohami, qui a pris sa retraite après près de 32 ans de service au sein de Tsahal, s'apprête à fonder un nouveau kibboutz en Israël, une première depuis 29 ans. Fondateur et président de l'initiative « Yachad - Adam VeAdama » dans la vallée de Arad, il a évoqué ce projet d'envergure lors d'une conférence sur la croissance économique organisée par la presse locale en partenariat avec la Banque Discount et le mouvement des kibboutzim.
Une vision axée sur l'unité et le sionisme
Revenant sur les origines du projet, Shohami admet que l'idée d'un kibboutz n'était pas évidente au départ. « Nous voulions peupler la terre, porter un regard tourné vers le sionisme à 30 ans d'horizon et consolider l'unité du peuple d'Israël », a-t-il déclaré. La future communauté rassemble des profils laïcs et religieux, ainsi qu'une grande mixité générationnelle, associant des quadragénaires et quinquagénaires expérimentés à de jeunes adultes. Portés par l'élan de solidarité né après les événements du 7 octobre, les fondateurs se sont associés au mouvement des kibboutzim pour donner corps à cette ambition.
Concernant la cohabitation entre populations religieuses et laïques, Shohami insiste sur la nécessité d'un dialogue constructif fondé sur des compromis mutuels. Sur le plan économique, le projet mise sur un modèle collectif et diversifié, axé notamment sur les énergies renouvelables et la mise en commun des ressources, comparant cette cohésion à l'esprit de corps prévalant au sein de l'armée.
Relever les défis fonciers et démographiques
Le projet fait face à certains déséquilibres démographiques, la participation laïque marquant un léger retard par rapport au public religieux. Vingt-cinq familles s'installeront sur le site dès l'an prochain. Interrogé sur les tensions foncières avec les communautés bédouines de la région, Shohami a rappelé le principe de l'État de droit tout en privilégiant le dialogue et les pistes de coopération économique et éducative.
À l'horizon de cinq ans, les initiateurs du projet espèrent implanter un centre de visiteurs, développer une agriculture de pointe et promouvoir des infrastructures d'énergies renouvelables sur le site de Tel Arad.




