Un homme condamné à Tel-Aviv pour l'agression d'un manifestant au drapeau

Le tribunal de première instance de Tel-Aviv a condamné Liel Shamir, 26 ans, à 250 heures de travaux d'intérêt général pour avoir agressé un manifestant qui portait un drapeau israélien à Ramat Gan.

Israel HayomAuteur : Avi Cohen
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Un homme condamné à Tel-Aviv pour l'agression d'un manifestant au drapeau
Photo : Israel Hayom / אדם הולך עם דגל ישראל ברחוב | צילום: נעשה בבינה מלאכותית

Le tribunal de première instance de Tel-Aviv a rendu son verdict dans l'affaire de l'agression d'un manifestant à Ramat Gan. Liel Shamir, âgé de 26 ans, a été condamné à 250 heures de travaux d'intérêt général (TIG), des peines avec sursis, une amende et 6 000 shekels de dommages-intérêts pour coups et blessures.

Les faits remontent à plus de trois ans et demi. Selon l'acte d'accusation, pour lequel Shamir a plaidé coupable dans le cadre d'un accord judiciaire, la victime, nommée Berkovich, marchait en soirée dans la rue Shalom Zisman à Ramat Gan aux côtés de son épouse Anat. Il tenait à la main un drapeau israélien fixé sur une hampe, se dirigeant vers un rassemblement à Tel-Aviv.

Au même moment, Shamir circulait à bord d'une Toyota avec quatre amis. Apercevant le piéton et son drapeau, les occupants du véhicule ont proféré des insultes, et l'un d'eux a jeté une bouteille en verre qui s'est brisée au sol.

Altercation et violences physiques

À la suite de cette provocation, Berkovich s'est approché du véhicule. Shamir et ses compagnons sont alors sortis de la voiture pour l'affronter. Au cours de la bagarre, Shamir a asséné deux coups de poing au visage de la victime. Cette dernière a tenté de se défendre en utilisant la hampe de son drapeau, blessant légèrement Shamir à la main et au cou. Blessé au visage, le manifestant a dû recevoir des soins médicaux à l'hôpital Ichilov.

Le parquet avait requis plusieurs mois de prison ferme, convertibles en travaux d'intérêt général, ainsi qu'une amende significative. La défense réclamait quant à elle l'annulation de la condamnation pénale, mettant en avant l'absence d'antécédents judiciaires de l'accusé, ses regrets et le faible risque de récidive évalué par les services sociaux.

La décision du tribunal

La juge Anat Yahav a rejeté la demande de la défense d'effacer la condamnation, insistant sur la gravité des violences commises dans l'espace public.

La juge a déclaré :

« Il s'agit d'un acte de voyous, violent et lâche. La victime, qui était seule, s'est retrouvée face à cinq individus, a tenté de se défendre, a été blessée et a dû être prise en charge à l'hôpital. Je ne peux qu'exprimer mon profond dégoût face à ce comportement qui traduit un effondrement des valeurs civiques, notamment le respect des opinions d'autrui et le droit de les exprimer légalement. »

Pour fixer la peine, le tribunal a toutefois pris en compte le jeune âge de l'accusé, son casier judiciaire vierge, ses aveux et le temps écoulé depuis les faits. Shamir a été condamné à 250 heures de travaux d'intérêt général sur une période d'un an, à une amende de 1 000 shekels et au versement de 6 000 shekels de compensation à la victime.

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