Le rabbin Zamir Cohen explique comment porter le tsitsit sans crainte

Le célèbre rabbin israélien Zamir Cohen encourage ceux qui se rapprochent de la foi à adopter le commandement du tsitsit, même sans porter de kippa.

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Le rabbin Zamir Cohen explique comment porter le tsitsit sans crainte
Photo : צילום: Walla.co.il

La question de savoir à quel moment de son cheminement spirituel il convient de commencer à porter le tsitsit (les franges rituelles), et s'il faut attendre d'être tout à fait « prêt », préoccupe de nombreuses personnes en phase de retour aux sources.

Selon le rabbin Zamir Cohen, la clé pour surmonter cette appréhension réside dans la compréhension profonde de la signification de ce commandement.

La force d'un rappel permanent

La Torah stipule : « Qu'ils se fassent des franges aux coins de leurs vêtements ». Le rabbin explique que la vue même des fils du tsitsit est destinée à rappeler à l'homme son lien avec le Créateur et son engagement envers les commandements.

« Afin que vous vous souveniez de tous mes commandements et les mettiez en pratique. Quand un Juif porte le tsitsit, les fils lui rappellent à chaque instant : je suis fidèle au Créateur du monde. »

Pour illustrer la puissance de ce rappel, le rabbin évoque un récit célèbre du Talmud concernant un homme confronté à une tentation majeure. Au moment crucial, ses franges lui ont effleuré le visage, lui rappelant son identité et le commandement, ce qui l'a poussé à renoncer. Le rabbin compare le tsitsit à l'uniforme d'un soldat, rappelant à chacun son appartenance et sa mission.

« Le compteur de mitsvot tourne sans arrêt »

Le rabbin insiste sur le privilège exceptionnel que représente l'accomplissement de cette mitsva tout au long de la journée :

« Tout comme lorsque vous faites le plein d'essence et que vous voyez les chiffres défiler rapidement, le compteur de mitsvot d'une personne qui porte le tsitsit tourne constamment, seconde après seconde. Qui voudrait passer à côté d'une telle opportunité ? »

À cet égard, il mentionne le Gaon de Vilna qui, selon la tradition, pleura dans ses derniers instants en tenant ses tsitsit, regrettant que dans le monde à venir, il n'aurait plus la possibilité d'accomplir un commandement aussi simple à chaque instant.

Et si je ne porte pas encore de kippa ?

L'une des craintes les plus répandues est le sentiment que si l'on ne porte pas encore de kippa ou si l'on ne respecte pas tous les commandements, le tsitsit n'est pas approprié. Le rabbin Cohen rejette catégoriquement cette approche :

« Cela n'a aucun rapport. Même une personne qui ne porte pas de kippa peut au moins bénéficier de la mitsva du tsitsit sous ses vêtements. Si vous ne voulez pas que cela se sache, personne ne le saura. Et si on le sait, où est le problème ? Vous êtes juif, soyez fier de votre judaïsme. »

Il raconte qu'au cours d'un vol, un steward l'a informé que le pilote souhaitait lui parler. En entrant dans le cockpit, le pilote a soulevé sa chemise pour lui montrer le tsitsit qu'il portait, expliquant qu'il le portait depuis qu'il en avait compris l'importance, bien qu'il paraisse totalement laïque à l'extérieur.

Le message du rabbin Cohen pour ceux qui hésitent est simple : il n'est pas nécessaire d'attendre que tout soit parfait. Si le désir est là, on peut commencer à pratiquer cette mitsva de manière progressive.

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