Propos antisémites dans une station de ski : la propriétaire d'un commerce interrogée et libérée

La femme ayant déclaré « La communauté juive, vous êtes trop nombreux » a été convoquée par la gendarmerie. Les médias français ont rapporté qu'elle a fourni des explications sur le contexte de ses propos. Les enquêteurs poursuivent le recueil de témoignages dans cette affaire qui a suscité un vif émoi.

YnetAuteur : Itamar Eichner
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Propos antisémites dans une station de ski : la propriétaire d'un commerce interrogée et libérée
Photo : Ynet / צילום: מתוך הרשתות החברתיות

La propriétaire d'un commerce dans la station des Deux-Alpes a été interrogée samedi par la gendarmerie. Lors de l'audition, la femme a admis avoir reproché à des vacanciers juifs le fait qu'ils soient « trop nombreux » dans la station. À l'issue de son interrogatoire, elle a été remise en liberté.

Selon le parquet de Grenoble, la propriétaire, dont l'identité n'a pas été révélée, a fourni ses explications concernant le contexte dans lequel ces mots ont été prononcés. Aucune décision judiciaire n'a encore été prise quant à d'éventuelles poursuites, les enquêteurs devant recueillir des témoignages supplémentaires.

Dans la vidéo, la commerçante, propriétaire d'un stand de nourriture situé près de la piste de luge d'été, déclare : « Vous êtes trop nombreux ». Lorsque le client lui demande de préciser ses propos, elle répond explicitement : « La communauté juive, vous êtes trop nombreux ». Alors que l'homme qui filme la scène lui rappelle que la loi française punit la discrimination et les propos antisémites, elle rétorque : « À un moment donné, c'est déjà trop pour les gens ».

La vidéo, devenue virale avec des centaines de milliers de vues sur les réseaux sociaux, a suscité un tollé en France. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé l'ouverture d'une enquête dès samedi.

« Dès que la vidéo a été portée à ma connaissance, la gendarmerie nationale a ouvert une enquête en collaboration avec le parquet », a écrit le ministre sur X, ajoutant que la femme devra répondre de ses propos, qui « n'ont pas leur place dans notre République ».

La ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a réagi en déclarant :

« Aucun acte antisémite, aucun acte raciste et aucun acte de haine ne doit être toléré ».

Elle a précisé avoir demandé à la préfète de l'Isère de transmettre immédiatement un signalement au procureur de la République, conformément à l'article 40 du Code de procédure pénale.

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