Prolongation de la détention du suspect dans l'affaire du jet de pierres contre la chaîne 12

La police affirme avoir recueilli des preuves reliant le suspect à une série d'incidents, dont des menaces de mort. L'avocat de la défense conteste l'absence de progrès et demande une assignation à résidence.

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Le tribunal de première instance de Tel-Aviv a prolongé pour la troisième fois la détention d'Avraham Hadi, suspecté d'une série d'infractions graves, notamment d'extorsion par menaces, d'entrave à la justice et de dommages intentionnels aux biens.

L'enquête, initialement ouverte pour des actes de vandalisme et de graffitis, s'est étendue au cours du dernier mois à des soupçons plus graves, incluant des jets de pierres contre des organes de presse et le ministère de la Justice, ainsi que l'envoi d'une lettre de menaces visant des personnalités publiques.

Le sergent-chef Ben Taibi, représentant l'unité centrale de la police de Tel-Aviv, a affirmé lors de l'audience que de nombreuses preuves reliant le suspect aux faits ont été recueillies. Bien que confronté à des vidéos et des photos lors de ses deux interrogatoires, Hadi a nié toute implication, invoquant son état de santé et contestant son identification sur les images. La police a précisé que ces arguments ont été vérifiés et contredits par les éléments du dossier.

Les enquêteurs ont indiqué que le dossier était désormais suivi par le parquet et qu'un procureur accompagnateur avait été nommé. Des mesures d'enquête supplémentaires sont nécessaires avant d'envisager le dépôt d'un acte d'accusation. La police a également souligné que le suspect est accusé de menaces de mort explicites envers diverses personnes et institutions.

En revanche, l'avocat de la défense, Me Eran Amarani, a fait valoir qu'aucun progrès significatif n'avait été réalisé malgré la durée de la détention. Il a soutenu que les mesures d'enquête approuvées étaient terminées et a demandé une alternative à la détention, arguant que l'enquête pourrait se poursuivre avec son client en résidence surveillée.

« La détention ne peut servir d'« acompte sur la peine », même dans une affaire d'intérêt public », a souligné l'avocat.

Le juge Yaron Gat a estimé dans sa décision que les mesures d'enquête effectuées depuis la dernière audience avaient substantiellement renforcé les soupçons. Il a noté que certaines diligences restaient impossibles à mener sans le maintien en détention du suspect. Tout en insistant sur la nécessité d'avancer rapidement dans l'enquête, le juge a partiellement accédé à la demande de la police en prolongeant la détention de cinq jours.

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