Haïfa : un enquêteur de police inculpé pour agressions et faux en écriture
Un enquêteur de police a été inculpé par le Département des enquêtes sur la police à Haïfa pour des agressions violentes et des falsifications de rapports.

Le Département des enquêtes sur la police a déposé aujourd'hui un acte d'accusation devant le tribunal de paix de Haïfa contre un enquêteur de police pour une série d'agressions illégales et d'obstruction à la justice. Déposé par l'avocat Daniel Arfi, l'acte d'accusation comprend trois chefs contre le premier accusé, impliquant de multiples incidents violents et falsifications de preuves, un second détective étant poursuivi pour obstruction à la justice.
Selon le premier chef d'accusation, en avril 2025, les deux accusés circulaient dans un véhicule de police avec deux autres agents. Le premier prévenu a coupé la route à une voiture civile pour l'obliger à s'arrêter, estimant que ses passagers l'avaient insulté. Il est sorti, a ouvert la portière, a plaqué le conducteur sur son siège et l'a frappé au visage, lui infligeant des blessures nécessitant des points de suture. Par la suite, les deux policiers ont rédigé de faux rapports pour justifier le contrôle.
Le deuxième chef concerne un incident survenu en février 2025 à Sajur, au cours duquel le premier accusé a violemment agressé un citoyen lors d'une perquisition, le frappant à coups de poing et de pied, avant de récidiver à l'intérieur du véhicule de police. La victime a subi des fractures de l'orbite oculaire et des hématomes, nécessitant une hospitalisation. Le policier a faussement affirmé que le citoyen s'était blessé en heurtant un mur.
Le troisième chef impute au même agent une agression commise en janvier 2025 dans le village de Rameh, où il a frappé et menacé un civil à bord d'une voiture de police. Là encore, le prévenu a rédigé un faux rapport prétendant que les blessures étaient dues au comportement indiscipliné de la victime.




