Pires que Bennett : le groupe qui met en péril le gouvernement de droite
Le camp traditionnel de la droite Likoud, qui compte plus d'un million de personnes, observe ces jours-ci avec horreur et effroi ce qui se déroule sous ses yeux. Un petit groupe de militants de droite, s'ornant du titre d'« idéologues porteurs de valeurs », perce énergiquement des trous dans le navire du bloc et œuvre, les yeux grands ouverts, à la chute du gouvernement de droite.

Le camp traditionnel de la droite Likoud, qui compte plus d'un million de personnes, observe ces jours-ci avec horreur et effroi ce qui se déroule sous ses yeux. Un petit groupe de militants de droite, s'ornant du titre d'« idéologues porteurs de valeurs », perce énergiquement des trous dans le navire du bloc et œuvre, les yeux grands ouverts, à la chute du gouvernement de droite.
Ces jours-ci, la campagne de culte de la personnalité mégalomaniaque de deux individus qui se sont autoproclamés futurs dirigeants du camp atteint son paroxysme. Derrière eux se tiennent des pourcentages négligeables de jeunes naïfs et enthousiastes, qui se laissent entraîner par des slogans et des clichés vides. Il s'agit d'une démonstration de trahison de la solidarité et de l'unité des rangs dans une période complexe, une démarche dont la gravité dépasse même la trahison de Naftali Bennett envers le camp de droite en son temps.
Les données sont claires : le bloc de droite dispose actuellement de 62 mandats stables (une transformation du « bloc de droite » connu ces dernières années, avec l'ajout d'une croissance naturelle et d'un petit nombre de « désabusés »). Il suffit de brûler trois mandats seulement pour permettre au bloc de gauche de former un gouvernement avec le soutien des Arabes. Dans le cas présent, le danger est sept fois plus grand, car l'effet domino pourrait faire tomber quatre mandats supplémentaires du parti du Sionisme religieux.
La responsabilité de mettre fin à cette fête irresponsable d'ivresse du pouvoir incombe, avant tout, aux éducateurs : les chefs de yeshivot, de pré-académies et de midrashot, ainsi qu'aux influenceurs de l'opinion publique. Il est de leur devoir d'apporter sagesse et bon sens aux jeunes électeurs en proie à un enthousiasme passager. Face à cette réalité surréaliste, il ne reste plus qu'à se souvenir des paroles d'Akish, roi de Gath, à propos du roi David :
« Est-ce que je manque de fous ? »



