Israël : Promesses d'hausse des pensions de vieillesse et défis du Bitouah Leoumi

Lors d'une conférence à Tel-Aviv, des partis politiques ont promis d'augmenter les pensions de vieillesse à 25 % du salaire moyen. En parallèle, un déficit actuariel de 810 milliards de NIS menace l'avenir de l'Institut national d'assurance.

Source :ICE
Israël : Promesses d'hausse des pensions de vieillesse et défis du Bitouah Leoumi
Illustration FilIsrael : AI Generated

Les pensions de vieillesse en Israël vont-elles augmenter ? Lors d'une conférence électorale organisée par la Fédération des retraités à la Maison de la Histadrut à Tel-Aviv, des représentants de partis du camp du changement se sont engagés à œuvrer pour une augmentation progressive des pensions, jusqu'à concurrence de 25 % du salaire moyen de l'économie. Ces propos ont été tenus dans un contexte de plaintes concernant l'érosion continue des allocations et la difficulté des citoyens âgés à faire face à la cherté de la vie.

La conférence, qui s'est tenue dimanche, a réuni des dizaines de retraités et de représentants de partis. Le président de la Fédération des retraités, Shmuel Mizrahi, a déclaré que l'organisation représente 1,3 million de retraités, soulignant la nécessité de placer les besoins des citoyens âgés en tête des priorités. Parmi les sujets abordés lors des discussions figuraient le montant des pensions de vieillesse, la crise de la prise en charge de la dépendance, la nécessité d'une assurance dépendance nationale et la lutte contre la solitude au troisième âge.

Le député Gilad Kariv, du parti Les Démocrates, a exprimé son soutien à l'augmentation de la pension de vieillesse à 25 % du salaire moyen et à son indexation sur celui-ci, tout en précisant que cette démarche devra être menée par étapes. Selon lui, la pension de vieillesse doit rester universelle, c'est-à-dire être versée à tous les ayants droit conformément aux règles existantes, tout en fournissant une aide ciblée aux populations défavorisées. Il a également appelé à renforcer l'Institut national d'assurance et à y restituer les fonds prélevés pour les caisses du Trésor.

Le Dr Yael Benvenishti, représentante de Israël Beytenou, a présenté un plan comprenant une première hausse de 1 000 NIS, suivie d'une augmentation progressive jusqu'à 25 % du salaire moyen. Selon elle, la pension doit être indexée sur le salaire moyen ou sur l'indice des prix à la consommation, selon le plus élevé des deux. Les représentantes des partis BeYachad et Yashar ont également exprimé leur soutien à l'augmentation des pensions de vieillesse et au maintien de leur caractère universel.

Cependant, il convient de rappeler qu'il s'agit d'engagements présentés dans le cadre d'une conférence électorale. Selon la Fédération des retraités, les partis Likoud, Shas, Judaïsme unifié de la Torah, Sionisme religieux et Otzma Yehudit ne leur ont pas présenté de programme incluant des engagements clairs concernant les besoins du public des retraités.

Déficit actuariel et défis de financement futurs

Sur fond de promesses d'augmentation des pensions de vieillesse, la question de la capacité de l'Institut national d'assurance à continuer de financer les allocations à long terme se pose avec acuité. Selon des publications parues cette semaine, de hauts fonctionnaires des ministères économiques du gouvernement comptent promouvoir, après les élections, un plan susceptible de modifier les conditions d'éligibilité aux prestations et de supprimer certains avantages pour les personnes se soustrayant au service militaire. Cette démarche intervient face aux avertissements concernant un déficit actuariel d'environ 810 milliards de NIS au sein de l'Institut national d'assurance et l'épuisement du fonds de réserve vers 2035. À ce stade, aucune décision finale n'a été prise concernant une réduction des pensions, mais la question du financement des paiements et de la garantie de la stabilité financière de l'institution devrait être au cœur des débats post-électoraux.

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