Prendre sa retraite avec 5 millions de shekels : pourquoi la rente n'est pas la solution
Pour un capital de 5 millions de NIS, convertir l'intégralité en rente s'avère fiscalement inefficace. Une stratégie combinant pension de base et portefeuille d'investissement privé optimise la fiscalité et préserve l'héritage.

Avec un capital de 5 millions de shekels (NIS), la question de la faisabilité d'une retraite anticipée ne se pose plus. Elle est tout à fait possible. La véritable question réside dans la structuration de ce patrimoine, et c'est là que le conseil traditionnel — convertir l'intégralité de son capital en rente mensuelle — s'avère souvent inadapté.
Les chiffres et le piège fiscal
À l'âge de 67 ans, avec un coefficient de conversion d'environ 200, un capital de 5 millions de NIS génère une rente d'environ 25 000 NIS par mois. En y ajoutant l'allocation de vieillesse de l'État (environ 2 300 à 2 500 NIS selon l'ancienneté), les revenus mensuels atteignent environ 27 500 NIS pour un célibataire et près de 30 000 NIS pour un couple.
Bien que ce montant garantisse un excellent niveau de vie en Israël, il s'agit d'un montant brut.
La rente issue d'un fonds de pension est considérée comme un revenu imposable. L'exonération fiscale accordée au moment de la retraite dans le cadre de la fixation des droits (« kibua zahouyot ») est plafonnée, et ce plafond est presque entièrement absorbé par une rente de 25 000 NIS. Par conséquent, la majeure partie de la pension est soumise aux tranches d'imposition les plus élevées.
À l'inverse, un portefeuille d'investissement privé est imposé différemment : l'impôt sur les plus-values (25 %) ne s'applique que sur les gains réels, et non sur le capital retiré. Un retrait mensuel de 16 700 NIS (selon la règle des 4 % sur 5 millions) comprend une part importante de remboursement du capital d'origine, déjà imposé. Le montant net perçu est donc beaucoup plus proche du brut.
Une rente brute de 25 000 NIS peut laisser un montant net très similaire à un retrait de 16 700 NIS d'un portefeuille privé, mais dans ce dernier cas, le capital initial reste intact.
Les contraintes légales de transfert
Il convient de préciser que les fonds déposés sur des produits de retraite après 2008 sont légalement bloqués pour le versement d'une rente. Tout retrait global non autorisé est considéré comme illégal et taxé à hauteur de 35 % minimum.
Pour retirer un capital de manière légale, il faut procéder à un rachat partiel (« ivoun »). Cette option exige d'abord de s'assurer une pension mensuelle minimale, fixée à 5 306 NIS pour l'année 2026. Seul le surplus peut être retiré sous forme de capital, avec un taux d'exonération fiscale sur le rachat fixé à 57,5 % en 2026.
Quels actifs sont concernés par cette comparaison ?
Cette analyse s'applique principalement aux liquidités détenues en dehors du système de retraite obligatoire :
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Les fonds de formation professionnels (« keren ichtalmout ») liquides ;
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Les portefeuilles d'investissement privés ;
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Le produit de la vente d'une entreprise ou d'un bien immobilier ;
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Les indemnités de licenciement (« pitsouim ») retirées légalement ;
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Les anciens fonds de pension d'avant 2008.
Pour la majorité des épargnants atteignant les 5 millions de NIS, le patrimoine est réparti entre ces différentes sources.
La transmission du patrimoine
En cas de décès, le fonds de pension verse aux ayants droit une rente définie par le règlement (généralement 60 %) pendant une période garantie limitée, après quoi les versements cessent. Le capital restant n'appartient plus à la famille.
Un portefeuille d'investissement, en revanche, est intégralement transmissible. Un retraité disposant de 5 millions de NIS, retirant 16 700 NIS par mois avec un rendement de marché raisonnable, peut léguer la quasi-totalité de son capital initial après 20 ans. Avec une formule de rente classique, le solde est nul.
La stratégie recommandée : diviser pour régner
Pour pallier les risques de marché inhérents à un portefeuille privé (notamment le risque de séquence des rendements lors des premières années de retraite), la solution idéale consiste à segmenter le capital :
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Allouer environ 2,4 millions de NIS pour garantir une pension de base de 12 000 NIS par mois.
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Conserver le solde de 2,6 millions de NIS investi dans un portefeuille privé liquide.
Cette approche hybride offre un socle de sécurité insensible aux fluctuations boursières, optimise la fiscalité globale et assure la pérennité du patrimoine familial pour les générations futures.

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