Pas assez de combattants : la directive d'Israël Katz pour conquérir un autre camp de réfugiés devra attendre
Les opérations à Jénine, Tulkarem et Nour a-Shams ont été considérées comme un succès et ont conduit à une forte baisse du terrorisme. L'appareil de défense précise qu'il existe des plans existants pour poursuivre l'activité - probablement dans le camp de réfugiés de Balata. Mais le manque de ressources, de forces et la charge sur les différents fronts de guerre retardent la décision sur le sujet.
Au sein de l'appareil de défense, on explique qu'actuellement, une mesure de conquête d'un camp de réfugiés supplémentaire en Judée et Samarie attend la présentation des plans opérationnels de Tsahal, et ce n'est qu'ensuite qu'il sera décidé de les approuver ou non. Comme on s'en souvient, mardi dernier, le ministre de la Défense, Israël Katz, a déclaré qu'à l'issue d'une discussion qu'il a eue avec des responsables du Commandement central et de l'état-major général, il a ordonné à Tsahal d'élargir l'activité offensive contre le terrorisme palestinien et de se préparer à la conquête d'un autre camp de réfugiés.
Le modèle envisagé est celui qui a été appliqué dans les camps terroristes de Jénine, Tulkarem et Nour a-Shams, qui ont été bouclés, évacués de leurs habitants, débarrassés des infrastructures terroristes et où Tsahal est actuellement stationné en permanence. Deux jours plus tôt, lors de la réunion du gouvernement, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a également évoqué la situation dans le secteur et a noté que les instructions données étaient d'entrer dans les villages, de les fouiller, de saisir des armes et de procéder à des arrestations, parallèlement à une activité à l'intérieur de l'hôpital de Naplouse où se cachaient des complices, et que l'appareil est prêt à agir plus largement contre les nids de terrorisme.
Cependant, pour l'instant, il semble au sein de l'appareil de défense que les plans de conquête d'un autre camp de réfugiés ne sont pas près d'être mis en œuvre. Il faut mettre au crédit du ministre Katz le fait que le modèle de conquête des camps de réfugiés, réalisé par le Commandement central sous son mandat, a fait ses preuves sur le plan opérationnel et a fait baisser le niveau de terrorisme à des chiffres très bas, jamais vus en Judée et Samarie depuis au moins une décennie. Il s'agit de mesures que l'armée et le Commandement central ont déposées sur la table du chef d'état-major dès le début de l'année, incluant des plans pour conquérir d'autres camps de réfugiés, notamment Qalandiya, Jalazone et Balata à Naplouse.
Parmi les trois, si Tsahal lance une opération de grande envergure, ce sera probablement dans le camp de Balata. Les raisons en sont variées. La première est le contrôle opérationnel que Tsahal et la brigade de Samarie ont créé dans la ville de Naplouse et le maintien d'une large liberté d'action, où des opérations qui nécessitaient auparavant des forces de niveau bataillon sont aujourd'hui effectuées au niveau de la compagnie seulement. Au-delà de cela, le camp de Balata est situé au cœur des événements récents et à proximité du lieu de l'attentat grave au cours duquel Binyamin Malet et le major Yuval Ezra ont été assassinés. Les plans opérationnels pour conquérir Balata sont prêts, tout comme les méthodes d'action, mais leur mise en œuvre nécessite des forces, des ressources et une grande attention. L'événement ne se termine pas par la conquête proprement dite du camp, mais par la nécessité d'y rester le lendemain, ce qui impose une charge lourde supplémentaire sur les effectifs militaires.
Tout cela se déroule dans un monde opérationnel où le secteur de Judée et Samarie est toujours considéré comme un secteur secondaire, alors que les choses s'échauffent dans la bande de Gaza, que deux divisions opèrent dans la zone tampon au sud du Liban et que des vents de guerre soufflent depuis l'Iran. La déclaration du ministre Katz à ce stade sert un double intérêt. Du côté palestinien, une dissuasion significative est créée. Dans les différents camps à travers la Judée et Samarie, ils regardent Nour a-Shams, Jénine et Tulkarem et ne veulent pas de forces permanentes au cœur des villes, le signal leur est donc directement adressé. D'un autre côté, la déclaration transmet un message au public des colons qui exige une main ferme contre le terrorisme à la suite de l'attentat grave. Pour l'instant, comme mentionné, la mesure reste au stade de plans d'urgence uniquement, et ce n'est que dans les prochains jours que nous saurons si quelque chose de tout cela sera réellement mis en œuvre sur le terrain.




