Ofer Yannai dans la tourmente financière : des dettes massives révélées
L'Autorité des titres financiers affirme que la société Nofar Energy a enfreint ses engagements financiers pendant deux trimestres. Un écart massif dans le calcul des dettes contraint l'homme d'affaires à une mesure inhabituelle.

L'homme d'affaires Ofer Yannai et la société « Nofar Energy » sous son contrôle sont confrontés à un bouleversement financier important, lié à des dettes massives se chiffrant en milliards de shekels. Au cœur de la tempête se trouve la position de l'Autorité des titres financiers, qui affirme que la société a enfreint ses engagements financiers envers les détenteurs d'obligations (séries A à D) pendant deux trimestres.
La conséquence dramatique de cette détermination est l'ouverture à une demande des détenteurs pour le remboursement immédiat d'une dette d'un montant massif de 2,2 milliards de shekels. La racine du différend concerne la manière dont la société calcule sa dette financière nette par rapport au bénéfice d'exploitation (EBITDA).
Alors que Nofar déclare une dette nette d'environ 1,06 milliard de shekels, l'Autorité estime que le montant réel est bien plus élevé et s'élève à au moins 1,96 milliard de shekels. Comme rapporté dans le Calcalist, cet écart profond découle de la décision de la société de déduire de ses calculs les dettes appartenant à des projets en construction et à des sociétés détenues qui ne sont pas consolidées dans le bilan.
« Suite à la pression, Yannai sera contraint de convoquer les détenteurs d'obligations le 5 août pour leur demander d'approuver rétroactivement la méthode de calcul unique de la société. »
Cette démarche place les organismes institutionnels dans une position problématique, car beaucoup d'entre eux détiennent également des actions Nofar, ce qui soulève des craintes de conflit d'intérêts lors d'un vote si crucial pour l'avenir des dettes.
Réponse de Nofar Energy :
La société nie catégoriquement toute allégation de violation des engagements financiers ou de l'acte de fiducie. Selon ses dires, la méthode de calcul de la dette repose sur une interprétation économique correcte et courante dans l'industrie, qui a été étayée par des avis juridiques et comptables stricts. Chez Nofar, on souligne que l'Autorité des titres financiers n'a pas déterminé qu'il y avait eu violation, mais a seulement souligné la possibilité d'une autre interprétation du texte. L'assemblée des détenteurs a été convoquée à l'initiative de la société et par simple prudence afin de lever toute ambiguïté, et toute tentative de présenter l'événement comme une violation des obligations est assimilable à de la diffamation.





