Indignation en Israël après l'effacement d'un mémorial du 7 octobre
Une mère endeuillée s'est effondrée après avoir découvert que le contour de sa fille tuée le 7 octobre avait été effacé d'un mémorial routier, ravivant les débats sur le devoir de mémoire.
Shelly Meshel-Yogev s'est effondrée en découvrant que le contour de la silhouette de sa fille Libby Cohen-Maguri, assassinée le 7 octobre, avait été effacé par de la peinture sur le bas-côté de la route 232, près de l'entrée du kibboutz Réïm. Les autres éléments du mémorial improvisé sont restés intacts.
Interrogé à ce sujet, le conseil régional d'Eshkol a confirmé que cette suppression avait été ordonnée par la présidente du conseil, Michal Uziyahu, à la suite de plaintes de résidents et de familles endeuillées. L'intervention a été menée sans aucune consultation préalable de la famille, provoquant l'indignation de cette mère devenue une figure de la contestation et de l'exigence de responsabilité après la tragédie.
Le mémorial avait été érigé il y a près de deux ans à l'endroit exact où Libby, âgée de 22 ans et ancienne officière de liaison au commandement du Sud, a été tuée dans une embuscade. Sa mère y avait dessiné sa silhouette sur des rollers, entourée de drapeaux et de bancs. La route 232 est devenue un axe marqué par de multiples hommages aux victimes du massacre.
Tout en reconnaissant la complexité de la situation pour les habitants confrontés quotidiennement à ces rappels douloureux, Shelly Meshel-Yogev a féris la méthode employée. "On n'efface pas une tragédie nationale en cachette, sans même en parler à la famille", a-t-elle déploré. De son côté, le conseil régional a soutenu que le tracé sur la chaussée, situé près d'un arrêt de bus pour enfants, suscitait une détresse émotionnelle intense et des risques de sécurité, tout en assurant que le site commémoratif principal restait en place.





