Noma Bar : L'art de la métaphore visuelle et de l'imagination
L'artiste israélien Noma Bar se confie sur son parcours d'Afoula à Londres, ses inspirations visuelles et son exposition majeure au Musée d'art de Tel-Aviv.

Un portrait intime de l'artiste d'origine israélienne Noma Bar dévoile les moments fondateurs de sa vie, de son enfance à Afoula à sa reconnaissance internationale à Londres. Dans une interview sincère, Bar revient sur ses premières inspirations artistiques, l'héritage de ses parents survivants de la Shoah et le poids émotionnel de la perte de sa mère.
Racines et premières inspirations
Né à Afoula, Bar se souvient de son premier souvenir d'enfance au jardin d'enfants Sarah en 1977. "Un portrait au crayon de Theodor Herzl. Je me souviens m'asseoir sur le sol, regarder son image sur le mur et essayer de le représenter en un seul trait", partage-t-il. Élevé par des parents survivants de la Shoah qui vivaient dans des cabanes, Bar a choisi de s'éloigner de l'anxiété existentielle de ses parents, décidant très tôt de ne pas porter ce fardeau.
Son éveil artistique a été stimulé par des mentors inattendus. Il se souvient d'un mécanicien de tracteurs local à Afoula nommé Pessah Godkovitz, qui transformait des pièces de tracteur en sculptures inspirantes. "Je pense que cela a été ma première rencontre avec la métaphore visuelle", note Bar. Plus tard, ses études à l'Académie des arts et du design Bezalel ont ouvert de nouveaux horizons visuels avant sa rencontre avec sa femme, Dana, qui a apporté de l'élégance à sa vie et à son œuvre.
Le chemin vers la reconnaissance mondiale
Le moment décisif du succès de Bar est survenu de manière inattendue lors du Festival du design de Londres, où il exposait sa propre exposition Cut It Out. En arrivant à la galerie de Soho, il a été stupéfait de voir une longue file d'attente de gens sous la pluie. Cela faisait suite à un tournant crucial : sa rencontre avec Patrick MacNamee, directeur de la création de Time Out Londres.
"Chaque jour, des projets d'étudiants m'envoient de l'art du monde entier étudiant mes œuvres, donc je sais que je laisserai derrière moi des œuvres qui poussent de nombreuses personnes à activer leur imagination", déclare Bar.
Art, perte et héritage
Réfléchissant à la perte personnelle, Bar admet que son cœur est toujours brisé par le décès de sa mère. "Tous les matins avec mon café, je vais encore par instinct vers le téléphone fixe pour l'appeler. Et puis je me rappelle qu'il n'y a personne à appeler", confie-t-il. Aujourd'hui, sa grande exposition rétrospective, Noma Bar : De l'autre côté, organisée par Yuval Saar, est actuellement présentée au Musée d'art de Tel-Aviv.





