Noam Batan termine sa série de concerts au Barby : les coulisses financières d'un succès
Noam Batan a conquis le club avec cinq concerts à guichets fermés, mais une fois les frais de production et les taxes déduits, le bénéfice réel restant pour l'artiste révèle la complexité économique du secteur.

Cinq soirées consécutives à guichets fermés au club Barby constituent une étape impressionnante pour tout artiste de la scène musicale israélienne. Noam Batan, qui a terminé hier sa série de représentations, peut désormais se reposer. Un tel événement est, bien sûr, une entreprise économique complexe.
Avec un billet vendu 145 shekels et une salle du port de Jaffa accueillant environ un millier de spectateurs chaque soir, le revenu total brut s'élève à environ 725 000 shekels.
Une réalité financière nuancée
Ce chiffre brillant ne représente pas le montant qui atterrit sur le compte bancaire de l'artiste. La première étape, et non des moindres, est la TVA : 18 % sont reversés directement aux autorités fiscales, soit 110 593 shekels, ramenant le chiffre d'affaires net à 614 407 shekels. Les revenus annexes, comme le merchandising ou le sponsoring, sont souvent absorbés par les frais de plateforme et de gestion.
Les dépenses opérationnelles se répartissent comme suit :
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Location de la salle et personnel de base : environ 100 000 shekels.
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Enveloppe son et lumière : 75 000 shekels.
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Personnel artistique et scénique (musiciens, danseurs, stylistes) : 90 000 shekels.
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Sécurité et gestion de salle : 40 000 shekels.
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Marketing, relations publiques et image de marque : 50 000 shekels.
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Redevances ACUM pour les droits d'auteur : 30 000 shekels.
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Répétitions, logistique et équipe de production : 80 000 shekels.
Au total, les dépenses opérationnelles, artistiques et logistiques du projet sont estimées à 465 000 shekels.
Après déduction de la TVA et de l'ensemble des frais, le bénéfice net restant à distribuer entre l'artiste, la société de gestion et les producteurs est estimé à 149 407 shekels. Ce montant illustre parfaitement que derrière chaque performance éclatante se cache une industrie complexe, rythmée par la gestion des risques et les coûts opérationnels.





