Nétanyahou réagit aux exigences ultra-orthodoxes sur la loi de conscription
Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a réagi aux exigences des partis ultra-orthodoxes concernant l'adoption d'une loi sur la conscription militaire avant la formation du prochain gouvernement.
Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a évoqué mardi lors d'une interview radiophonique la demande formulée par des représentants des partis ultra-orthodoxes d'adopter la loi sur la conscription avant même l'investiture du prochain gouvernement. Nétanyahou n'a pas garanti que cela serait possible, mais a précisé que, de son point de vue, il fallait viser cet objectif.
« J'aimerais tant que nous puissions le faire », a-t-il déclaré. « Pourrons-nous le faire avant la formation du gouvernement ? Qui sait. Cela dépend de la bonne volonté, de la compréhension et de la coopération. Je sais que beaucoup de gens dans le public ultra-orthodoxe comprennent qu'il doit y avoir un nouveau partage du fardeau. » Selon lui, il est possible de parvenir à un accord qui préservera le monde de la Torah tout en permettant un enrôlement plus large des ultra-orthodoxes au sein de Tsahal. Nétanyahou a affirmé qu'aujourd'hui déjà, certains ultra-orthodoxes s'enrôlent volontairement, mentionnant la brigade Hasmonéenne et les parcours de service adaptés.
Nétanyahou a établi un lien entre la question de la conscription et les arrestations menées contre les ultra-orthodoxes qui ne s'enrôlent pas, affirmant que ces mesures risquent de nuire au processus de consensus. « Je respecte le monde de la Torah », a-t-il souligné. Cependant, il a précisé qu'il fallait faire une distinction entre ceux dont l'étude est la vocation et ceux qui n'étudient pas. « Ceux qui étudient la Torah l'étudieront, mais celui qui n'étudie pas ira s'enrôler », a-t-il affirmé.
Ces propos interviennent dans un contexte où, selon des informations récentes, même si le bloc de droite obtient 61 mandats lors des prochaines élections, Nétanyahou pourrait se retrouver sans coalition. Des hauts responsables des partis ultra-orthodoxes ont fait savoir qu'ils n'entameraient aucune négociation de coalition avant que la loi sur la conscription ne soit votée par la Knesset en trois lectures. Cette exigence suscite des craintes d'une impasse politique.
Nétanyahou a affirmé ces derniers jours que le bloc de droite se trouve sur le fil du rasoir et que les données internes indiquent une égalité entre les blocs. Il a souligné qu'une forte participation électorale dans les bastions de la droite pourrait offrir à son bloc la majorité requise. Cependant, Judaïsme unifié de la Torah rejette l'idée selon laquelle les mandats ultra-orthodoxes seraient automatiquement acquis à Nétanyahou, maintenant une position ferme sur l'adoption préalable de la loi sur la conscription.





