Netanyahou n'a jamais semblé aussi faible - et ses rivaux pourraient encore le sauver

L'absence d'accord clair au sein du bloc du changement pour s'unir derrière le chef du plus grand parti est une défaillance stratégique qui pourrait coûter la destruction du pays.

MaarivAuteur : Ben Caspit
Source
Netanyahou n'a jamais semblé aussi faible - et ses rivaux pourraient encore le sauver
Photo : Maariv / דבריו של ראש הממשלה בנימין נתניהו בפתח ישיבת הממשלה | צילום: - רועי אברהם/ לע״מ, סאונד: יחזקאל קנדיל/ לע״מ.

1. La principale menace pour le bloc du changement

Si les sondages sont corrects, le camp du changement pourra former un gouvernement le 28 octobre. La tendance est positive, les messages sont clairs et les candidats sont expérimentés. De l'autre côté, chez Benyamin Nétanyahou, c'est l'abandon et l'impuissance. Par conséquent, la principale menace pour la capacité du bloc du changement à former un gouvernement, c'est le bloc du changement lui-même.

Les écarts entre les partis sont légitimes, mais l'absence d'accord clair pour s'unir derrière le chef du plus grand parti est une défaillance stratégique. Cela pourrait provoquer l'un des buts contre son camp les plus destructeurs jamais marqués. Il est difficile de comprendre pourquoi les chefs des partis du bloc n'ont pas encore déclaré qu'au lendemain des élections, ils se tiendraient derrière le chef du plus grand parti. Pas de tours, pas d'astuces, pas d'alliances inutiles. C'est littéralement existentiel.

2. Il n'y a pas de deuxième chance

Pourquoi est-il obligatoire de se tenir dès maintenant derrière le chef du plus grand parti ? Imaginons ce scénario : Eisenkot est le chef du plus grand parti, mais Bennett et Lieberman coordonnent leurs positions et divisent le bloc. Le président pourrait céder à la pression et charger Nétanyahou de former le gouvernement. Nétanyahou ferait tout — offrir des postes ministériels à quiconque — pour s'accrocher à son siège. Il essaierait d'arracher des morceaux du bloc du changement, comme il l'a déjà fait.

Il ne faut pas lui en donner l'occasion. Le 27 octobre, il doit être clair que le bloc du changement se tient comme un seul homme derrière le chef du plus grand parti. Cela permettrait d'agir rapidement : remplacer le président de la Knesset et le président de la commission de la Knesset pour assurer des procédures administratives appropriées et commencer le long voyage de réhabilitation. Si cela n'arrive pas, un vide de spéculations et de conspirations sera créé, que Nétanyahou utilisera pour semer le chaos. Une division dans le camp du changement lui facilitera cette tâche.

3. La campagne disparue

Depuis sa défaite en 1999, Benyamin Nétanyahou n'a pas été dans une aussi mauvaise situation à la veille des élections. Il n'a pas d'énergie, pas de messages et pas de réalisations. Sa campagne est fade et ses promesses de « victoire absolue » se sont dissipées. Le public est épuisé et cherche de l'espoir, mais il ne le trouve pas chez Nétanyahou. Presque tout ce qu'il touche se fane et s'estompe.

4. L'État des Schtroumpfs

Au sein du Likoud, Nir Barkat se dresse comme un phare de pathétique. Il y a une impressionnante collection de « Nir Barkat » au Likoud : ceux qui comprennent l'ampleur du désastre mais n'osent pas pépier. Ils coopèrent avec un enthousiasme feint, espérant gagner l'héritage une fois que Nétanyahou prendra sa retraite. Barkat est le plus misérable de ce groupe, s'accrochant au lambeau de possibilité qu'il sera Premier ministre, vendant les dernières miettes de son respect de soi.

5. La terreur est la terreur

Ce qui se passe dans les collines de Judée et Samarie est alarmant. Même l'ambassadeur américain, Mike Huckabee, un fervent défenseur des colonies, a qualifié les gangs qui empoisonnent la vie des Palestiniens de « terroristes ». Le général de division (en réserve) Yaakov Or avertit : « Un cancer malin dont les métastases se propagent jusqu'à la destruction du corps ». Lorsque l'échelon politique soutient et incite les extrémistes, l'État d'Israël en paie le prix. La terreur est la terreur, et quiconque l'ignore quand elle est petite l'obtiendra grande. Très grande.

Dans la même rubrique