Législatives au Maroc : les électeurs aux urnes sur fond de grogne sociale

Les Marocains votent ce mercredi lors d'élections législatives sur fond de frustration des jeunes face au chômage, la future équipe devant gérer les préparatifs de la Coupe du monde 2030.

Ynet•Auteur : Rédaction
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Législatives au Maroc : les électeurs aux urnes sur fond de grogne sociale
Photo : Ynet / צילום: AP Photo, File

Les électeurs marocains se sont rendus aux urnes ce mercredi pour des élections législatives marquées par la profonde frustration d'une jeunesse confrontée aux inégalités économiques et au chômage. Malgré une économie en croissance, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans atteint 37%. Ce mécontentement s'est traduit par des manifestations de la génération Z l'an dernier et par une tentative de migration massive vers l'enclave espagnole de Ceuta en juillet.

Le « Gouvernement du Mondial »

Monarchie constitutionnelle dirigée par le roi Mohammed VI, qui conserve de larges prérogatives en matière de politique étrangère et de sécurité, le Maroc élit un parlement dont le scrutin ne bouleversera pas l'équilibre des pouvoirs à Rabat. Toutefois, le prochain gouvernement gérera les affaires quotidiennes des 39 millions d'habitants et pilotera un vaste plan d'infrastructure de 20 milliards de dollars en vue de la Coupe du monde de la FIFA 2030, coorganisée avec l'Espagne et le Portugal.

Selon la constitution de 2011, le roi nomme le Premier ministre issu du parti vainqueur des 395 sièges de la chambre. Bien que l'inscription sur les listes électorales ait chuté de 12% pour s'établir à 15,8 millions, vingt-six partis s'affrontent. Les principaux partis de la coalition sortante, comme le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti l'Authenticité et la Modernité (PAM), ont promis la création d'un million d'emplois.

« Je ne m'intéresse pas à la politique et je ne veux pas m'en soucier », a déclaré Ayoub Lasli, un maître-nageur de Casablanca ayant nagé vers Ceuta.

Successions et Controverses

Le Premier ministre Aziz Akhannouch a quitté la tête du RNI plus tôt cette année. Parmi les successeurs potentiels figurent Fouzi Lekjaa, ministre délégué au Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, et Fatima-Zahra Mansouri, maire de Marrakech. Par ailleurs, le parti islamiste Justice et Développement (PJD), mené par l'ancien Premier ministre Abdelilah Benkirane, a axé une partie de sa campagne sur la critique de la normalisation des relations avec Israël en 2020.

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