Mission impossible : quels fonds flexibles ont battu le marché de façon constante ?

Un examen de Calcalist révèle que seuls quelques fonds flexibles parviennent à battre l'indice TA-125 de manière constante. Alors que les Israéliens investissent davantage, le choix d'un gestionnaire devient crucial.

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Mission impossible : quels fonds flexibles ont battu le marché de façon constante ?
Photo : Calcalist / צילום: שאטרסטוק

Qui sont les meilleurs gestionnaires d’investissements en Israël ? Si le rendement sur la dernière année fait la une, il n’est pas nécessairement l’indicateur le plus important pour les investisseurs à long terme. Le véritable test est la capacité de battre le marché dans la durée. Un examen de Calcalist révèle que seuls quelques gestionnaires de fonds flexibles — la catégorie considérée comme le meilleur test de qualité — y sont parvenus ces dernières années. Aucun fonds n’a réussi à battre l’indice TA-125 chacune des quatre dernières années.

À une période où de plus en plus d’Israéliens orientent leurs économies vers le marché des capitaux, le choix d’un gestionnaire est devenu une décision plus significative que jamais. Ceux qui cherchent à identifier les gestionnaires générant de la valeur de manière constante trouveront des réponses dans ce segment spécifique.

Une liberté d'action comme indicateur de qualité

L’industrie des fonds d’investissement en Israël gère 838,5 milliards de shekels. Les fonds flexibles, avec seulement 8 milliards de shekels, sont pourtant considérés comme le meilleur test de qualité des gestionnaires. Contrairement aux fonds à politique restrictive, le gestionnaire d’un fonds flexible dispose d’un champ d’action large : il décide de l’exposition aux actions et obligations, des marchés, des secteurs et de la gestion du risque. Le rendement reflète donc directement la qualité de ses décisions.

L’examen de Calcalist a étudié quels fonds ont battu l’indice TA-125 sur des périodes de trois et cinq ans. Seuls quelques-uns ont réussi. Harel Eitan, dirigé par Uri Shor, se distingue en ayant battu l’indice dans quatre des cinq points de mesure. Mor Investments, Sigma Flexible et Harel Odem ont également montré une constance remarquable en battant l’indice dans trois points de mesure.

La difficulté de la constance

Les données montrent la complexité de la tâche. Sur les trois dernières années, seuls sept fonds flexibles ont généré un rendement supérieur à l’indice, qui a progressé de 120 %. Sur cinq ans, avec un indice en hausse de 136,2 %, seuls deux fonds ont réussi à le battre : Harel Eitan (près de 190 %) et Forz’n Flexible (140,6 %).

Le segment comprend 44 fonds gérés par 36 entités. Il n’existe pas de lien statistiquement significatif entre le niveau des frais de gestion et la qualité des performances. À noter que Harel Eitan, le plus constant de l’examen, ne facture aucun frais de gestion.

S'adapter à une réalité changeante

Selon Shai Ezer, responsable de la recherche chez Mor Investment House, « le grand avantage des fonds flexibles est la capacité d’adapter le portefeuille à la réalité changeante. Le gestionnaire décide où donner le ton, que ce soit sur le marché israélien, américain ou autre ». Sur la question de savoir pourquoi ne pas simplement acheter un ETF, Ezer répond : « L’investisseur moyen a tendance à se tourner vers les indices après leur hausse. Un gestionnaire actif doit savoir modérer l’exposition et la répartir selon les conditions du marché, ce qui est essentiel lors de périodes de volatilité, comme celle de la réforme juridique en 2023 ».

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