Matan Adelson : « J'ai refusé la NBA et la Premier League pour l'Hapoël Jérusalem »
Le propriétaire de l'Hapoël Jérusalem, Matan Adelson, a révélé avoir refusé des clubs de NBA et de Premier League pour investir en Israël, abordant les défis de la guerre, l'Euroligue et sa vision pour le club.
Matan Adelson continue de façonner l'Hapoël Jérusalem selon sa vision, mais son parcours dans le basketball israélien aurait pu être totalement différent. Le propriétaire du club s'est récemment exprimé sur le podcast Euro Insiders pour évoquer sa décision d'investir dans le basketball européen, malgré d'autres opportunités dans le sport mondial.
« Nous avons eu l'occasion d'acheter plusieurs équipes NBA, plusieurs équipes de Premier League et des équipes de NFL », a confié Adelson. « Mais pour moi, il fallait que ce soit une équipe et un endroit qui me tiennent à cœur. Un endroit où je peux passer du temps et avec lequel j'ai un lien émotionnel. »
Adelson a souligné que devenir propriétaire d'une équipe de basketball était un rêve personnel : « J'ai toujours eu ce rêve. La possibilité d'être très impliqué et de laisser ma empreinte m'a énormément attiré. »
Les objectifs et les défis du club
Interrogé sur ses motivations, Adelson a admis : « Je savais très tôt que je ne gagnerais probablement pas d'argent avec cela. Peut-être à long terme, si je vends après une hausse de valorisation avec la NBA Europe ou l'expansion de l'Euroligue. Mais je l'ai fait pour apprendre et pour être pleinement impliqué. »
« Je perds de l'argent de manière continue. Mais tellement de portes se sont ouvertes pour moi grâce à l'Hapoël, et de nombreuses opportunités commerciales ont vu le jour. Les rencontres et l'apprentissage valaient tout. »
Évoquant la période difficile consécutive aux événements du 7 octobre 2023 et au déclenchement de la guerre, Adelson a rappelé le lourd fardeau logistique et financier qu'a représenté le transfert temporaire des matchs à Belgrade, estimant le coût de chaque rencontre délocalisée à environ un demi-million de dollars.
Ambitions européennes et rivalités locales
Abordant la question de l'Euroligue, Adelson a confirmé que l'Hapoël Jérusalem avait soumis l'offre la plus élevée pour obtenir une wildcard, mais que l'incertitude liée à la situation sécuritaire en Israël avait bloqué l'attribution de la place.
Enfin, concernant la concurrence sur la scène nationale, Adelson a désigné le Maccabi Tel-Aviv comme le grand rival historique, insistant sur le fait que le succès repose sur une stratégie globale et une gestion rigoureuse plutôt que sur la seule puissance financière.




