Lod : Condamnation pour abus sur mineure et critique des défaillances policières
Le tribunal de Lod a condamné un homme pour abus sexuels sur la nièce de sa femme sur trois ans, tout l'acquittant de charges graves en raison de défaillances policières.

Le Tribunal de district du Centre à Lod a condamné cette semaine un résident du centre d'Israël pour une série d'infractions sexuelles commises sur la nièce mineure de son épouse pendant environ trois ans. Tout en le reconnaisant coupable d'actes indécents et de harcèlement sexuel, les juges l'ont acquitté de sodomie et de tentative de viol au bénéfice du doute, tout en émettant de vives critiques sur la gestion de l'enquête par la police.
Selon le verdict, le défendeur a agressé la nièce de sa femme de ses 11 ans jusqu'à ses 14 ans et demi. Il l'a harcelée sexuellement, a introduit du contenu sexuel dans leurs conversations, l'a suivie lors de rassemblements familiaux et a tenté de s'isoler en sa compagnie. Dans l'un des cas, alors que la mineure tentait de résister au contact en expliquant qu'elle pratiquait le «shomer negiah», le défendeur a répondu : «Les oncles ne pratiquent pas le shomer negiah».
Constats du tribunal et acquittement partiel
Le tribunal a condamné le défendeur uniquement pour les actes attestés par la plaignante, notamment lui avoir donné une claque sur les fesses lorsqu'elle allait chercher un chargeur dans la voiture, et avoir touché sa taille et sa poitrine en marchant dans la rue. Les juges Ami Kobo, Michael Kreshen et Merav Greenberg ont noté que son témoignage laissait une impression fiable, sans conflit préalable ni mobile pour l'accuser.
Malgré cela, le défendeur a été acquitté au bénéfice du doute de trois chefs d'inculpation graves incluant la sodomie et la tentative de viol, prétendument commis dans le salon et lors d'un événement de Shabbat Hatan. Les juges ont relevé des difficultés majeures dans ces accusations après que plusieurs membres de la famille ont livré des témoignages contredisant la version de la plaignante.
Lacunes de l'enquête policière
La défense a souligné des défaillances substantielles dans le travail de la police. Les juges ont accepté cet argument et vertement critiqué les enquêteurs. Le verdict indique que des détails essentiels, faciles à clarifier, n'ont été révélés pour la première fois que dans la salle d'audience.
« Il s'agit de véritables manquements à l'enquête », ont tranché les juges, expliquant qu'une enquête professionnelle aurait pu réduire l'acte d'accusation plus tôt ou lever les doutes.
La poursuite a affirmé qu'il s'agissait d'une témoin cohérente, soutenue par sa famille. Néanmoins, les lacunes de la police et les contradictions familiales ont fait pencher la balance vers l'acquittement pour les chefs les plus graves.



