Les États-Unis exigent d'Israël l'exclusion des entreprises chinoises du projet de métro ; le ministère des Finances refuse
Les États-Unis intensifient la pression pour réduire la participation des entreprises chinoises aux grands projets d'infrastructure israéliens, notamment le projet de métro. News 12 a appris que l'attaché économique américain a récemment discuté avec la comptable générale, Michal Abadi-Boiangiu, de l'implication d'entreprises issues de pays « non amicaux envers Israël ». Le ministère des Finances rejette cette pression et encourage les entreprises américaines à participer aux appels d'offres.

Les États-Unis accentuent la pression sur Israël pour empêcher toute implication chinoise dans le projet de métro, en conflit direct avec les recommandations des responsables professionnels du ministère des Finances. Ce regain de tension intervient environ un mois après que la société gouvernementale NTA a publié la liste des groupes ayant soumis des offres pour la première phase des appels d'offres du métro, qui comprenait un nombre important d'entreprises chinoises.
Le projet de métro est le plus grand projet d'infrastructure de l'histoire d'Israël, avec un coût total estimé à plus de 170 milliards de shekels. Selon NTA, 20 groupes comprenant 33 entreprises de huit pays différents ont soumis des offres pour l'étape de pré-qualification des appels d'offres principaux, dont le montant s'élève à environ 65 milliards de shekels : 11 entreprises israéliennes, 9 indiennes, 6 chinoises, 5 européennes et seulement deux entreprises américaines.
Il a été révélé à News 12 que l'attaché économique américain en Israël a récemment rencontré la comptable générale du ministère des Finances, Michal Abadi-Boiangiu, pour une conversation centrée sur l'implication d'entreprises de pays « non amicaux envers Israël ». Selon une source américaine, cette formulation cache principalement la crainte d'une implication chinoise dans l'économie locale.
Le ministère des Finances rejette ces préoccupations américaines concernant l'implication des entreprises chinoises dans les appels d'offres du métro et la construction d'infrastructures importantes. Au lieu de cela, le ministère encourage les entreprises américaines à concourir elles-mêmes aux appels d'offres en guise de contrepoids à l'implication chinoise.
Une opposition connue aux résultats clairs
La tension entourant l'implication chinoise dans le projet de métro n'est pas nouvelle. L'année dernière, News 12 a révélé l'existence de discussions internes au ministère des Finances concernant l'inclusion d'entreprises chinoises dans les appels d'offres, malgré l'opposition connue des Américains. Les responsables professionnels du ministère craignaient alors qu'une faible réponse des entreprises européennes ne laisse Israël avec trop peu de participants.
La pression américaine contre l'activité chinoise dans les projets d'infrastructure a déjà conduit par le passé à l'annulation de contrats. En mars de l'année dernière, lors d'une réunion décrite comme inhabituelle et agressive, des représentants de l'administration américaine ont soulevé des griefs concernant l'implication chinoise en Israël, exigeant notamment des clarifications sur la participation de l'entreprise chinoise CRRC au projet de la Ligne Bleue du train léger de Jérusalem. Un mois plus tard, le ministère des Finances a modifié les conditions de l'appel d'offres de manière à empêcher la conclusion du contrat avec l'entreprise chinoise, ce qui devrait retarder considérablement le projet. Une pression similaire avait été exercée sous l'administration de Joe Biden, menant à l'exclusion d'entreprises chinoises des appels d'offres du train léger dans le Gush Dan.





