Les prix de l'essence vont-ils baisser : la mesure d'urgence du ministère des Finances
Après que les prix de l'essence en Israël ont grimpé jusqu'à un sommet historique, le ministère des Finances tente de faire approuver une mesure d'urgence pour réduire le coût de l'essence, mais le département du budget et l'administration fiscale s'opposent fermement à cette démarche.

Les prix de l'essence en Israël continuent de peser sur les ménages, après que le prix d'un litre d'essence 95 octane en libre-service a atteint 8,25 shekels en septembre 2026, le prix le plus élevé jamais enregistré dans le pays. Dans ce contexte de hausse inhabituelle, le ministère des Finances promeut une mesure destinée à soulager temporairement les conducteurs.
Le conseiller juridique du ministère des Finances, l'avocat Dudi Kopel, a sollicité le vice-procureur général pour demander l'approbation d'une réduction temporaire de la taxe d'accise imposée sur le carburant. Dans le cadre de cette proposition, le prix réglementé de l'essence pour le consommateur sera réduit de 50 agorot par litre, et la mesure devrait durer jusqu'au 31 octobre 2026.
Cette décision intervient après que le prix de l'essence a considérablement augmenté au cours de l'année. En janvier, le prix était de 6,85 shekels par litre, et il est désormais supérieur de 1,40 shekel. Cette hausse est attribuée, entre autres, à la guerre contre l'Iran, à la fermeture du détroit d'Ormuz et à l'augmentation des prix du gaz naturel en Europe.
Selon les estimations, la réduction de la taxe d'accise devrait coûter au trésor public environ 155 millions de shekels par mois, et un total d'environ 310 millions de shekels jusqu'à la fin de la période prévue. Le financement devrait provenir d'un excédent budgétaire créé à la suite d'une mise en œuvre partielle seulement de l'augmentation de l'exonération fiscale sur les importations personnelles.
Cependant, cette mesure ne fait pas l'unanimité au sein du ministère des Finances. Le département du budget, l'administration fiscale et l'économiste en chef s'opposent à toute intervention sur les prix du carburant et mettent en garde contre une augmentation du déficit à une période où l'État fait face à de lourdes dépenses en raison de la guerre. De plus, les responsables professionnels craignent qu'une réduction temporaire ne conduise à l'avenir à des pressions pour effectuer d'autres réductions.
L'aspect juridique est également particulièrement complexe. Israël est en période électorale, et un gouvernement de transition est tenu de faire preuve de retenue concernant les décisions économiques qui pourraient être perçues comme des avantages accordés au public durant une période politiquement sensible.
Malgré cela, le conseiller juridique du ministère des Finances estime qu'il existe une justification pour promouvoir cette mesure en raison de la forte hausse du coût de la vie. En outre, il souligne que la proposition actuelle est plus limitée dans sa portée et sa durée par rapport à la réduction de la taxe d'accise qui avait été approuvée durant la période électorale de 2022.
Si la mesure est approuvée, les conducteurs devraient constater une baisse de 50 agorot du prix réglementé de l'essence, mais pour l'instant, il s'agit toujours d'une proposition en cours d'examen juridique et économique.





