Les fonds ayant acheté des obligations Cimed à bas prix s'attendent à des profits de plusieurs millions

Les administrateurs de la société de colonies de vacances en faillite Cimed ont conclu des accords de vente d'actifs, ce qui pourrait permettre un remboursement intégral aux investisseurs israéliens. Les fonds Clearmark et Brosh, qui ont racheté des obligations après l'effondrement, anticipent des rendements significatifs.

GlobesAuteur : Eitan Gerstenfeld
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Les fonds ayant acheté des obligations Cimed à bas prix s'attendent à des profits de plusieurs millions
Photo : Globes / פעילות במחנה קיץ של סימד / צילום: מצגת החברה

Une fin heureuse approche-t-elle dans l'affaire de l'effondrement de la société de colonies de vacances Cimed ? Plus de deux mois après l'éclatement du scandale lié au détournement présumé de fonds d'investisseurs obligataires (une dette de 620 millions de shekels), la société a annoncé la finalisation d'un appel d'offres pour la vente d'actifs gagés au profit des créanciers israéliens. La vente s'effectue à un prix supérieur à la valeur comptable.

Selon l'annonce, le processus d'appel d'offres, dirigé par le responsable de la restructuration (CRO) Asaf Ravid, avec le soutien de banquiers d'affaires et d'avocats aux États-Unis, a permis d'obtenir des offres avec une prime d'environ 7 % sur la valeur comptable des actifs.

Les actifs gagés pour la série d'obligations Cimed devraient générer 321 millions de dollars, contre une valeur au bilan d'environ 282 millions de dollars. En incluant la vente privée du camp Achim (environ 7 millions de dollars) et du camp Chen-a-Wanda (environ 17 millions de dollars), le produit total pour les créanciers s'élève à environ 345 millions de dollars, soit une prime de 13,5 % par rapport à la valeur comptable de 304 millions de dollars.

Perspectives pour les investisseurs

Cette vente apporte un soulagement aux entités institutionnelles ayant investi dans les obligations Cimed. Après la crainte d'une perte totale, les chances d'un remboursement intégral du principal et des intérêts de retard ont considérablement augmenté.

Parmi les investisseurs figurent la maison d'investissement Meitav, avec environ 190 millions de shekels, ainsi que Yelin Lapidot (47 millions de shekels), IBI et Harel (28 millions de shekels chacune). Toutefois, les profits les plus importants sont attendus par les fonds spécialisés dans la dette en difficulté, Clearmark et Brosh, qui ont racheté une part significative de la dette après la chute de plus de 50 % du prix des obligations fin mai.

Tensions sur le marché de la dette d'entreprise

Parallèlement, un « mini-drame » s'est produit sur le marché local, où des détenteurs d'obligations menés par Meitav se sont opposés aux décisions de gestion chez Partner et Nofar Energy. Chez Partner, les investisseurs ont bloqué une distribution de dividendes spéciaux de 500 millions de shekels, financée par une nouvelle dette de 750 millions de shekels. Chez Nofar Energy, un différend avec l'Autorité des titres financiers sur la définition de la « dette financière nette » a conduit le conseil d'administration à décider d'un remboursement anticipé de 400 millions de shekels d'obligations.


Un profit multiplié par 2 ou 3 en deux mois

Le fonds Brosh, dirigé par Amir Efrati, a acquis 15 % de toutes les obligations, tandis que Clearmark a effectué des achats plus modestes. Les transactions ont été réalisées à un prix de 29-45 agorot par obligation. Les analystes estiment que les détenteurs recevront un rendement de 1,1-1,15 shekel par obligation à l'issue du processus.

Clearmark, géré par Yaniv Tzalal, a également accordé à Cimed un prêt de 60 millions de dollars à un taux annuel de 11 % pour assurer la poursuite des opérations. La vente des actifs doit être approuvée par un tribunal du New Jersey, décision attendue le 10 août. En cas d'approbation, la signature des accords contraignants est prévue pour septembre.

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