« Les autorités le connaissent » : une habitante de Ramat-Gan agressée dénonce un abandon
Une habitante de Ramat-Gan, Shani Ben Giat, a été victime d'une grave agression près d'un kiosque. Selon la victime, l'agresseur est connu des services de police, mais le manque de réactivité des autorités laisse les résidents dans un sentiment d'insécurité permanent.

Une série de harcèlements et de menaces violentes dans les rues de Ramat-Gan a récemment atteint son paroxysme lors d'une grave agression devant un kiosque de quartier, illustrant le sentiment de terreur permanent causé par un agresseur en série connu dans l'espace public.
Shani Ben Giat, une habitante du quartier agressée avec son amie, a raconté les moments de l'incident lors d'une interview dans l'émission « HaOlam HaBoker » :
« Nous sommes arrivées au kiosque sous mon immeuble, l'homme s'est approché de mon amie et lui a craché dessus à bout portant. Le propriétaire du kiosque l'a attrapé par le col, nous avons appelé la police. Ils ont dit qu'il leur faudrait du temps pour arriver, et ils sont arrivés après 40 minutes ».
Ben Giat a évoqué le contexte qui a mené à ce sentiment de peur quotidienne dans le quartier, qui dure depuis des années :
« La municipalité et la police sont au courant, même le policier qui est arrivé m'a décrit cet homme. La première plainte contre lui a été déposée en 1997 et cela ressemble à un abandon. J'ai grandi dans ce quartier et il y a toujours eu des incidents avec lui. Au fil des ans, il devient de plus en plus violent ».
Ce manquement continu et l'absence de sécurité dans la vie quotidienne pèsent lourdement sur les habitants, en particulier sur les femmes qui se sentent impuissantes dans l'espace public. « Je cherche sans équivoque un appartement ailleurs. J'ai grandi ici et j'ai choisi de louer un appartement ici à l'âge adulte parce que je pensais y être en sécurité, mais j'ai été déçue », a-t-elle ajouté.
Réponse de la municipalité de Ramat-Gan :
« Il y a déjà une semaine, le maire a ordonné à la patrouille municipale d'intensifier et de concentrer les patrouilles aux alentours du carrefour des rues HaYarden et Negev afin de dissuader et d'accroître le sentiment de sécurité. Il est important de souligner au public que chaque cas d'agression doit être signalé à la police israélienne et que l'autorité d'application en la matière leur appartient exclusivement. Pour des raisons de respect de la vie privée, nous ne pouvons pas commenter les antécédents personnels et l'état de santé de l'habitant en question ».
Réponse de la police israélienne :
« Les policiers ont localisé le suspect, il a été arrêté et, à l'issue de son interrogatoire, incarcéré. Ce matin, il sera présenté au tribunal pour une audience concernant son affaire ».





