Le test du Shabbat : quelle ville est la plus libre en Israël ?
Dans quelles villes peut-on se déplacer facilement, acheter des produits de première nécessité ou profiter d'activités de loisirs le Shabbat, et dans quelles municipalités tout ferme justement le jour de repos des habitants ? « Israël libre » (Israël Hofshit) a examiné 60 villes : « Les résultats continuent de refléter de profonds écarts entre les autorités locales. Et malgré des tentatives locales dans certaines d'entre elles, la situation nationale limite encore considérablement la liberté de choix le Shabbat. »

Le cas de la présentatrice Odia et la fermeture du site Internet d'Adika le Shabbat prouvent que le débat sur la nature du Shabbat et la coercition religieuse blesse encore la société israélienne des deux côtés de la carte. « Alors que la politique nationale se prépare à une campagne électorale, la réalité sur le terrain est déterminée par la municipalité », indique l'introduction du rapport « Le test du Shabbat », une étude complète menée par « Israël libre » pour la quatrième année.
Ce rapport vérifie à quoi ressemble réellement le Shabbat urbain et quels services sont disponibles pour le public. Il identifie les villes où il y a du commerce, de la restauration, des transports, des clubs de sport et des pharmacies fonctionnant le Shabbat et, d'autre part, identifie les municipalités qui réduisent la liberté de choix de leurs habitants. Ainsi, la grande majorité des villes « libres » sont des villes avec une majorité laïque claire, et inversement, les villes classées en bas du tableau sont des villes avec une majorité traditionnelle, religieuse ou ultra-orthodoxe.
Le paradoxe israélien
Le paradoxe israélien est que ce sont précisément les habitants des villes déconnectées des transports, qui ont moins de propriétaires de voitures, qui adhèrent à l'arrêt des transports publics le Shabbat. Ceux qui veulent quitter la ville utilisent des taxis spéciaux ou font du stop. Il est important de se rappeler que bien que la municipalité soit habilitée à réglementer l'ouverture et la fermeture des entreprises le Shabbat par le biais d'un arrêté municipal, ce pouvoir n'est pas absolu et nécessite l'approbation du ministre de l'Intérieur.
Le test du Shabbat comprend les 60 villes juives les plus peuplées d'Israël. Il inclut pour la première fois une vérification des chariots à café fonctionnant le Shabbat, ainsi qu'un examen de l'accessibilité aux services essentiels comme les pharmacies de garde. Les réponses aux questions sont binaires : « oui » rapporte un point, « non » laisse la ville sans point. La somme maximale est de 6 points.
Qui est en bas et qui est en haut ?
Il semble que malgré les tentatives locales dans certaines autorités, la situation nationale limite encore considérablement la liberté de choix le Shabbat :
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0 point : Ofakim, Beit Shemesh, Netivot, Safed et Sderot.
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5-6 points (leaders) : Givatayim, Herzliya, Ramat HaSharon, Tel-Aviv-Yafo, Eilat, Hod HaSharon, Haïfa, Kfar Saba, Modi'in-Maccabim-Reut, Kiryat Ono, Kiryat Motzkin, Ramat Gan et Ra'anana.
L'analyse révèle un écart important dans l'activité du Shabbat entre les habitants du centre du pays et ceux de la périphérie. Avec une note moyenne de 4,2 dans le Gush Dan et le Sharon contre seulement 1,5 dans la région de Jérusalem et du Sud, les habitants du centre ont 3 fois plus de chances de recevoir des services le Shabbat. Les données prouvent que rejoindre les projets de transport interurbain comme « Na'im BeSof Shavua » ne donne pas seulement des points pour les transports, mais permet simultanément des activités de loisirs, de culture et de commerce.
Accessibilité aux services
L'examen montre que dans 13 autorités, il n'y a pas de pharmacie disponible le Shabbat et aucune définition de service de garde. Dans des villes comme Beit Shemesh, Ma'ale Adumim et Safed, les habitants sont contraints de voyager plus de 20 minutes en voiture vers les villes voisines pour obtenir des médicaments urgents. Les domaines de la culture et du sport affichent des notes relativement élevées ; même dans les villes presque complètement fermées au commerce et aux transports, on peut trouver des piscines et des clubs de sport ouverts le Shabbat.
La catégorie qui comprend le plus petit nombre de municipalités — seulement 10 — est celle de la tentative de modifier l'arrêté municipal qui permettrait le commerce le Shabbat. Dans 20 autorités, il n'y a pas de commerce réel, ce qui signifie qu'il n'y a pas de centres commerciaux ou de supermarchés ouverts. Cependant, les chariots à café et les food trucks sont récemment devenus des centres d'attraction, et 20 villes bénéficient désormais de l'activité de chariots de nourriture ouverts le Shabbat.





