Le ministère de l'Économie clôt l'enquête antidumping sur le cannabis canadien en raison d'une « erreur humaine »
Le ministère israélien de l'Économie a mis fin à son enquête antidumping sur les importations de cannabis médical en provenance du Canada. Cette décision fait suite à un manquement procédural : les autorités canadiennes n'ont pas été notifiées comme l'exigent les règles internationales.

Le ministère de l'Économie a clos l'enquête antidumping sur l'importation de cannabis médical en provenance du Canada en raison d'une « erreur humaine ».
La gestion maladroite du ministère a conduit à l'annulation de l'enquête en l'espace d'un mois, provoquant un embarras face aux autorités canadiennes, car le ministère a omis d'informer ces dernières de l'ouverture de la procédure, comme l'exigent les accords commerciaux et les règles antidumping de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Hier, le commissaire aux droits de douane commerciaux au ministère de l'Économie, Dani Tal, a informé les producteurs et importateurs qu'il avait décidé de clore l'enquête, annoncée fin juin. L'avis officiel précise que cette clôture a été effectuée « pour des raisons purement procédurales, à la suite d'une erreur humaine » ayant empêché la notification préalable de l'autorité compétente du pays exportateur.
L'avis d'annulation est arrivé un jour seulement avant la date limite fixée aux entreprises pour soumettre leurs réponses et remplir les questionnaires nécessaires (la date limite était le 29 juillet à 16h00).
Cependant, l'affaire pourrait ne pas en rester là. Le courriel de mise à jour a précisé que la décision « ne repose sur aucune détermination substantielle quant au bien-fondé de la plainte » et n'exclut pas la possibilité d'ouvrir une nouvelle enquête ultérieurement.
Il s'agit d'une enquête répétée, déjà controversée après l'annulation, il y a un an, d'une taxe antidumping similaire suite à un bras de fer entre le ministre de l'Économie Nir Barkat et le ministre des Finances Bezalel Smotrich, qui avait exercé son droit de veto. En avril 2025, malgré l'adoption par Barkat des recommandations d'un comité consultatif, l'opposition du ministère de la Santé, de l'Autorité de la concurrence et du Trésor avait empêché l'imposition de cette taxe.
Néanmoins, le 29 juin, Tal a annoncé l'ouverture d'une nouvelle enquête suite à une plainte des entreprises israéliennes Evergreen Solomon Pharma et Trichome. Selon les données présentées, les importations s'effectuaient à des prix de dumping, avec un taux présumé d'environ 125 % (environ 4,43 ₪ par gramme à l'exportation vers Israël contre 10 ₪ sur le marché canadien).
La Fédération des chambres de commerce israéliennes, dirigée par Gilit Rubinstein, a vivement contesté cette décision, menaçant de saisir la justice. Tal a justifié sa démarche par un « changement substantiel de circonstances », citant l'effondrement de producteurs locaux et une augmentation brutale des volumes d'importation, nuisant selon lui au secteur national.
Le ministère de l'Économie a répondu à Calcalist : « Au cours de la procédure, il s'est avéré qu'une faille procédurale s'était produite. Après un examen professionnel et juridique, il a été décidé d'arrêter la procédure actuelle sans entraîner les parties dans des litiges inutiles. Si une nouvelle procédure est déposée à l'avenir, elle sera examinée conformément aux dispositions de la loi ».





