Le magasin le plus cher de Tsahal : « Ils nous exploitent comme un monopole »
Une révélation révoltante expose des écarts de prix anormaux de plusieurs dizaines de pour cent sur des produits de consommation de base dans une base fermée par rapport aux autres bases de Tsahal, le ministère de la Défense admettant qu'une partie des prix est fixée par le concessionnaire.

Sur N12, une révélation a été publiée aujourd'hui (jeudi) concernant des écarts de prix anormaux et révoltants au magasin (SHKAM) de la base d'Ir HaBahadim dans le sud, par rapport aux autres bases de Tsahal à travers le pays.
Selon les témoignages des soldats servant sur la base, qui compte une population d'environ 10 000 personnes en conditions de base fermée, le magasin local fonctionne en réalité comme un monopole et exploite le « public captif » des personnes servant sur place. Les soldats rapportent qu'ils sont contraints de payer des prix supérieurs de 20 % et même jusqu'à 50 % par rapport aux produits exactement identiques vendus dans d'autres bases de Tsahal.
Une vérification des prix révèle que des produits de consommation de base, qui sont censés être sous la surveillance étroite du ministère de la Défense, sont vendus avec un profit énorme aux dépens des soldats. Un déodorant spray Axe est vendu à Ir HaBahadim pour 15,90 shekels par le concessionnaire, contre 12,90 shekels dans la chaîne Koveret.
Le shampoing Pinuk est vendu à Ir HaBahadim pour 13,30 shekels par le concessionnaire, contre 8 shekels chez Koveret. Les serviettes hygiéniques Always sont vendues à Ir HaBahadim pour 19,90 shekels par le concessionnaire, contre 14 shekels chez Koveret.
De la réponse du ministère de la Défense fournie à la suite de cette révélation, il ressort que :
« Le magasin de proximité de Kiryat HaHadraha est exploité par l'intermédiaire d'un concessionnaire. Les prix d'une partie des produits sont soumis à une surveillance, et le concessionnaire est tenu de les vendre aux prix convenus. Les autres produits sont vendus conformément à la tarification fixée par le concessionnaire. Le ministère de la Défense effectue des contrôles et des audits périodiques, et si un écart par rapport aux procédures est constaté, le concessionnaire est tenu de le corriger ».





