Le dossier du directeur général adjoint de l'Autorité fiscale transmis au parquet

La police a transmis au parquet le dossier d'Elad Goldberg, soupçonné de fraude, d'abus de confiance et d'atteinte à la vie privée. L'enquête porte notamment sur l'intrusion forcée dans le téléphone d'un subordonné.

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Le dossier du directeur général adjoint de l'Autorité fiscale transmis au parquet
Photo : Calcalist / Photo: Yuval Chen

Elad Goldberg, directeur général adjoint de l'Autorité fiscale chargé des achats, des actifs et de la logistique, est au cœur d'une enquête pénale dont les conclusions ont été transmises au bureau du procureur de l'État. Il est soupçonné de fraude, d'abus de confiance, d'atteinte à la vie privée et d'obtention de biens par la tromperie. L'annonce a été faite ce lundi par la police.

Son assistante personnelle est également mise en cause dans ce dossier, instruit conjointement par l'unité d'enquête sur la fraude (YAH) de Lahav 433 et la Commission de la fonction publique. Selon la police, les éléments recueillis démontrent que les suspects ont agi en situation de conflit d'intérêts et ont commis des actes illégaux, notamment l'intrusion dans le téléphone portable d'un employé.

Détails de l'enquête

Entendu sous caution fin mai dans les locaux de la YAH, M. Goldberg a été relâché sans arrestation. Les enquêteurs l'ont confronté à des soupçons selon lesquels il aurait verrouillé la porte de son bureau alors qu'un subordonné s'y trouvait, exigeant de consulter son téléphone pour y chercher des messages et des enregistrements d'appels.

Le dossier a été surnommé « Code Break 2 » par la police, car une enquête similaire avait déjà été menée par le passé contre le même directeur général adjoint pour une intrusion présumée dans le téléphone d'une autre personne, affaire qui avait finalement été classée sans suite par le parquet. Des sources proches du dossier affirment que de nouvelles preuves ont été réunies.

« Selon les documents, le directeur général adjoint soupçonnait son employé de le diffamer, alors il l'a enfermé dans une pièce pour exiger de voir ses messages », rapportent ces sources.

Autres accusations

L'enquête a également mis en lumière des soupçons d'obtention de biens par la tromperie. Une borne de recharge pour véhicule électrique aurait été installée au domicile privé de M. Goldberg à sa demande, sous prétexte qu'il devait recevoir un véhicule électrique de l'Autorité fiscale, alors qu'aucune intention de ce type n'existait. La borne était, selon les soupçons, destinée au véhicule d'un membre de sa famille.

Le dossier est désormais entre les mains du bureau du procureur du district de Jérusalem. Dans l'entourage de M. Goldberg, on s'étonne qu'un conflit interne à l'Autorité fiscale fasse l'objet d'une procédure pénale menée par Lahav 433 plutôt que d'une procédure disciplinaire.

Les avocats Amit Hadad et Eli Pari, représentant M. Goldberg, ont déclaré : « Il s'agit d'une enquête étrange, née dans le péché, qui n'aurait jamais dû voir le jour pour des bagatelles qui n'ont pas eu lieu et n'auraient pas pu avoir lieu. Nous nous attendons à ce que l'affaire soit classée dès que possible. » L'Autorité fiscale et la Commission de la fonction publique n'ont pas souhaité faire de commentaires.

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