L'Autorité des marchés financiers tente de tracer une nouvelle limite pour les investisseurs institutionnels

Amit Gal, à la tête de l'Autorité des marchés financiers, a remis en question l'implication de la maison d'investissement Meitav dans la société Orion. Cette initiative suscite un débat sur les limites de l'activisme institutionnel et l'équilibre entre la protection des épargnants et la structure du marché.

CalcalistAuteur : Shlomo Teitelbaum
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L'Autorité des marchés financiers tente de tracer une nouvelle limite pour les investisseurs institutionnels
Photo : Calcalist / צילום: נמרוד גליקמן

Il y a deux jours, il a été révélé qu'Amit Gal, qui dirige l'Autorité des marchés financiers, a approché la maison d'investissement Meitav pour demander des clarifications. Gal s'est montré préoccupé par le souhait de la société de nommer quatre administrateurs chez Orion, une entreprise détenant trois actifs immobiliers en Pologne et valorisée à environ 94 millions de shekels.

Selon Calcalist, Gal a écrit qu'« il existe une crainte que l'ampleur et la nature de l'implication de Meitav dépassent ce qui est attendu d'un organisme institutionnel et puissent s'apparenter à une influence sur la gestion non conforme aux restrictions en vigueur ». Cette lettre a provoqué des remous, des groupes comme Lobby 99 craignant un « effet dissuasif » qui freinerait la surveillance des sociétés publiques par les investisseurs institutionnels, au détriment des épargnants.

Les investisseurs institutionnels gèrent environ 3,4 billions de shekels d'épargne retraite, dont 500 milliards sont investis en actions sur le marché local. Cela crée un conflit d'intérêt public : si les épargnants souhaitent que les investisseurs maximisent la rentabilité, la crainte d'une concentration du pouvoir entre 4 ou 5 organismes géants, susceptible d'entraver la concurrence et d'augmenter les prix, reste prégnante.

La législation israélienne limite la détention des investisseurs institutionnels à 20 % dans toute société publique, tout en attendant d'eux une vigilance accrue en matière de gouvernance. Ces dernières années, le régulateur a encouragé l'« activisme institutionnel », notamment pour surveiller les rémunérations des dirigeants et les transactions avec des parties liées.

Pour l'Autorité des marchés financiers, il s'agit d'une question de principe, indépendamment de la taille de l'entreprise. « Le rôle de l'Autorité ne se limite pas à la protection des épargnants, mais englobe le bon fonctionnement du système financier dans son ensemble », ont indiqué des sources proches du régulateur. Néanmoins, les critiques estiment que si un problème systémique existe, l'Autorité devrait agir de manière ordonnée, via des études et de nouvelles circulaires, plutôt que par des interventions ciblées sur des dossiers de petite envergure.

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