« La vie humaine n'est pas une chose sans maître » : un jet ski percute un surfeur, les habitants dénoncent l'inaction policière
Les habitants de Jisr az-Zarqa affirment que l'accident récent sur la plage est le résultat direct d'une absence totale de contrôle et de sécurité. Ils exigent une présence policière permanente pour prévenir de futures tragédies.
Hier, un grave accident s'est produit sur la plage du village de pêcheurs de Jisr az-Zarqa, lorsqu'un jet ski a percuté un jeune surfeur local à quelques dizaines de mètres du rivage. Le jeune homme a été évacué vers l'hôpital Hillel Yaffe. Bien que ses blessures soient légères, ses proches soulignent que l'incident aurait pu virer au drame.
Dans le village, on dénonce une réalité dangereuse où la loi semble absente. Un pêcheur vétéran a confié à Walla que des dizaines de jet skis opèrent chaque semaine sans aucune surveillance, violant les règles de navigation. Beaucoup naviguent dans la zone des 300 mètres, interdite aux engins rapides, et s'approchent dangereusement des baigneurs et des pêcheurs.
Des témoins signalent des vitesses excessives, des manœuvres imprudentes et même des cas de consommation d'alcool parmi les conducteurs. Parallèlement, la circulation de véhicules sur le sable et l'abandon de remorques sur la ligne d'eau nuisent à la sécurité publique et à l'environnement.
La gestion de l'accident est également vivement critiquée. Selon des témoins, l'opérateur du jet ski n'a pas porté secours à la victime et a quitté les lieux après avoir donné une version des faits contredite par les personnes présentes.
« Le public a le droit d'obtenir des réponses », a déclaré Sami Al-Ali, secrétaire du comité des pêcheurs. « Comment est-il possible qu'après un tel accident, la police ne soit pas intervenue immédiatement pour recueillir les témoignages et enquêter ? L'anarchie sur la plage perdure malgré nos plaintes répétées. »
Muhammad Amash, militant social, a ajouté : « La situation actuelle met en danger la vie de chacun : baigneurs, enfants, plongeurs et professionnels. » Les habitants exigent une présence policière permanente, surtout le week-end, et une application stricte des règles de sécurité.
« La question n'est pas de savoir si le prochain accident aura lieu, mais quand. Si les autorités ne se réveillent pas, la blessure d'hier sera le désastre de demain », prévient Sami Al-Ali. « La vie humaine n'est pas une chose sans maître. »
Aucune réponse de la police n'a été reçue pour le moment.




