La Syrie cherche à extrader Assad et ses hauts responsables via Interpol

Le ministère syrien de la Justice a créé un comité chargé de l'extradition des hauts responsables du régime d'Assad ayant fui le pays. Ce comité collaborera avec Interpol suite aux condamnations à mort prononcées par la justice locale.

Now14Auteur : Ben Gabish
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La Syrie cherche à extrader Assad et ses hauts responsables via Interpol
Photo : Now14 / אזרחים סורים דורכים על תמונתו של אסד | צילום: שאטרסטוק

Le ministère syrien de la Justice a annoncé cette semaine la création d'un comité chargé d'extrader les hauts responsables du régime d'Assad ayant fui la Syrie. Le rôle du comité est de communiquer avec les bureaux d'Interpol (l'Organisation internationale de police criminelle) pour obtenir leur transfert vers la Syrie. Cette décision fait suite à la condamnation à mort d'Assad et d'autres hauts responsables par le système judiciaire local.

Ces procès se sont déroulés en l'absence des accusés. Selon les médias locaux, l'objectif est qu'une fois extradés, ces responsables soient exécutés immédiatement. Il a été rapporté que des cris de joie ont retenti dans la salle d'audience et dans les couloirs du palais de justice dès l'annonce du verdict.

Amnesty International, organisation opposée à toute violation des droits de l'homme, a critiqué la démarche du nouveau régime syrien :

« Pour que le gouvernement tourne véritablement la page sur les horreurs du passé, il doit annuler les procès par contumace et abolir le recours à la peine de mort. De plus, ils doivent mener une réforme judiciaire complète pour garantir que toutes les procédures respectent les garanties d'un procès équitable, le droit international et les normes internationales ».

Le ministère a précisé que les procès se sont tenus devant un tribunal pénal civil compétent, avec des juges qualifiés et la participation des représentants des victimes, conformément aux procédures légales et au droit international humanitaire.

Alors que la localisation de la plupart des anciens hauts responsables du régime reste inconnue, il est de notoriété publique que le président déchu Bachar el-Assad se trouve à Moscou sous la protection du président Vladimir Poutine. Al-Joulani, le nouveau dirigeant syrien, a tenté de convaincre Vladimir Poutine de lui extrader Assad, sans succès.

Entre-temps, les médias arabes tournent en dérision la situation d'Assad à travers des caricatures. L'une d'elles montre Assad dans une cage à oiseaux, tandis que Vladimir Poutine, présenté comme son « propriétaire », l'interroge :

« Ton tour est venu, docteur ! Choisis : pendu à Damas ? Ou empoisonné à Moscou ? » demande Vladimir Poutine sur le dessin. Assad semble répondre : « Je suis sous ta protection, ô Abou-Ali Poutine ! Empoisonnez-moi, mais ne m'extradez pas ! »

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