La réduction se termine, les prix s'envolent : les méthodes des assureurs dans le viseur du régulateur

L'Autorité du marché des capitaux s'apprête à interdire les réductions temporaires sur les assurances-vie, obligeant les compagnies à maintenir les conditions initiales jusqu'à la fin du contrat. Le régulateur souligne que les clients, séduits par des prix d'appel bas, se retrouvent piégés par l'âge ou l'état de santé, subissant des hausses de primes massives.

GlobesAuteur : Netanel Ariel
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La réduction se termine, les prix s'envolent : les méthodes des assureurs dans le viseur du régulateur
Photo : Globes / חברות ביטוח / צילום: יח''צ, איל יצהר, שרון פאר

Est-ce la prochaine « bombe » que l'Autorité du marché des capitaux va lancer sur les compagnies d'assurance ? Après être intervenue sur les tarifs de l'assurance automobile, l'Autorité, dirigée par Amit Gal, souhaite désormais mettre fin aux promotions temporaires lors de la souscription à une assurance-vie. Le but de cette assurance est d'assurer une sécurité financière au conjoint et aux enfants en cas de décès. Si cette mesure aboutit, le régulateur prévoit de l'étendre à l'assurance santé et aux maladies graves.

Selon le projet de circulaire, qui devrait entrer en vigueur début décembre, une compagnie d'assurance ne pourra plus annuler ou réduire une remise accordée lors de la signature du contrat. Elle sera tenue de la maintenir pendant toute la durée de l'assurance. Cette règle s'appliquera également aux remises accordées après le début du contrat.

Actuellement, les assureurs utilisent des remises temporaires de plusieurs dizaines de pour cent pour attirer de nouveaux clients. Cependant, une fois la période de promotion terminée, les primes augmentent brutalement. Par exemple, une personne de 35 ans bénéficiant d'une remise de 25 % paie 45 shekels au lieu de 60. Après trois ans, la remise tombant à 15 %, le prix passe à 51 shekels, pour atteindre 60 shekels une fois la remise supprimée, soit une hausse de 33 %.

Situation du marché et initiatives du régulateur

  • Situation actuelle : Les compagnies proposent des remises temporaires pour attirer les clients vers l'assurance-vie.

  • Le problème : Les prix s'envolent après quelques années, et les assurés se retrouvent « coincés » en raison de leur âge ou de l'évolution de leur état de santé.

  • L'initiative : L'Autorité du marché des capitaux veut imposer le maintien de la remise initiale pendant toute la durée de l'assurance, sans possibilité d'annulation.

Pour l'Autorité, il s'agit d'une défaillance du marché. Le marketing axé sur des remises à court terme pousse le client à prendre une décision sans considérer le coût réel sur le long terme. En réalité, au fil des années, l'assuré vieillit et peut développer des problèmes de santé qui l'empêchent de changer d'assureur, car les nouveaux contrats pourraient être refusés ou assortis de primes beaucoup plus élevées.

Yaniv Meir, PDG de la Chambre des agents d'assurance, explique : « Le problème n'est pas la remise en soi, mais le modèle d'une remise limitée dans le temps pour un produit à long terme. Les clients accordent trop d'importance au prix initial plutôt qu'au coût total sur plusieurs décennies. » Selon M. Meir, même la possibilité de demander une prolongation de la remise ne résout pas le problème, car le client reste dépendant du bon vouloir de l'assureur.

Augmentation des coûts avec l'âge

Il est important de noter que les primes d'assurance-vie augmentent avec l'âge, indépendamment des remises. Après 60 ans, le coût mensuel peut dépasser 1 000 shekels par personne (près de 2 000 shekels pour un couple).

Les données actuarielles illustrent le fossé entre le prix d'entrée et le coût à long terme. Pour un homme non-fumeur de 35 ans, une couverture de 1 000 000 de shekels coûte 65 shekels par mois (données 2024). À 45 ans, la prime passe à 110 shekels, et à 55 ans, elle atteint 325 shekels. La prime moyenne sur toute la période est de 276 shekels, pour un total de 100 000 shekels versés à 65 ans.

À titre de comparaison, une femme non-fumeuse commence à 52 shekels, avec une prime moyenne atteignant 200 shekels au fil du temps. Un homme fumeur commence à 100 shekels, avec une prime moyenne mensuelle de 540 shekels, pour un total de 196 000 shekels sur la durée du contrat.

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