La falaise mythique de Bat-Yam sauvée : une victoire dans la lutte pour la préservation des plages
La commission de district de Tel-Aviv a accepté l'opposition de l'organisation « Adam Teva V'Din » et a annulé le projet de construction d'une tour de 24 étages sur une falaise de la côte nord de Bat-Yam. Les droits de construction seront transférés vers un autre emplacement, dans le but de réduire les dommages causés à la plage et au public.
Suite à l'opposition déposée par l'organisation de protection de l'environnement « Adam Teva V'Din », la commission de district de Tel-Aviv a accepté dimanche sa demande d'annuler le projet de construction d'une tour hôtelière et résidentielle de 24 étages sur une falaise de la côte nord de Bat-Yam, et de transférer les droits de construction vers un autre emplacement.
Tout au long de cette longue lutte, l'organisation a soutenu qu'il n'existe aucun obstacle juridique ou urbanistique au transfert des droits de construction vers un autre lieu, malgré les affirmations des institutions de planification selon lesquelles cela n'est pas possible. L'opposition déposée par l'organisation a prouvé qu'il est possible de trouver une solution de planification optimale qui protège à la fois les droits du promoteur et l'intérêt public.
« La commission de district de Tel-Aviv mérite tous les éloges pour la démarche de planification complexe et importante qu'elle a promue et approuvée dans ce cas pour le bénéfice du grand public. Cela contraste avec la Commission pour la protection de l'environnement côtier (Holhuf), qui manque une fois de plus à son rôle tel qu'établi par la loi, en approuvant le projet sans aucune tentative significative d'améliorer la planification de manière à réduire les dommages causés au public et à l'environnement », déclarent les membres d'« Adam Teva V'Din ». « Il est suggéré aux responsables de la Holhuf de procéder à un examen de conscience et de se demander si le moment n'est pas venu d'apporter un changement fondamental dans la manière dont fonctionne cette commission, qui semble ne pas remplir correctement, depuis longtemps, le rôle important qui lui a été confié par la loi ».
L'avocate Ortal Sanker, du département juridique d'« Adam Teva V'Din », ajoute :
« Les plages sont une ressource publique rare et limitée, et des décisions de ce type sont significatives pour réduire les dommages causés aux plages. Cette décision importante prouve qu'il n'est pas nécessaire de choisir entre les droits du promoteur et le bien public, et qu'avec une volonté de trouver des solutions créatives, il est possible d'aboutir à un résultat bénéfique pour toutes les parties. Nous espérons que cette décision conduira à un changement dans l'approche des institutions de planification vis-à-vis des projets nuisibles, et en particulier vis-à-vis des anciens projets approuvés avant la Loi sur le littoral, et encouragera un examen réel des alternatives également dans les projets futurs. »





