La conseillère juridique de la Knesset autorise la poursuite des discussions sur les transferts budgétaires
La conseillère juridique de la Knesset, Sagit Afik, a autorisé la tenue d'une réunion de la commission des finances sur les transferts budgétaires destinés au secteur ultra-orthodoxe et aux implantations, malgré l'opposition.

La conseillère juridique de la Knesset, Sagit Afik, en coordination avec la conseillère juridique de la commission des finances, Shlomit Ehrlich, a autorisé la tenue mardi d'une réunion de la commission des finances concernant les transferts budgétaires pour le secteur ultra-orthodoxe et les implantations. Cette décision intervient alors qu'en période électorale, le consentement de la commission de consensus, composée de membres de la coalition et de l'opposition, est normalement requis. L'opposition s'y oppose fermement.
Afik a noté que sur les cinq demandes et trois demandes de votes répétés (révisions) intégrées dans la décision de la commission de la Knesset du 17 juillet 2026, aucun vote n'a eu lieu lors de la réunion du 29 juillet 2026. Cela est dû à la position des députés de l'opposition, qui insistaient sur la nécessité d'un débat approfondi, ainsi qu'à sa propre décision interdisant la poursuite des travaux de la commission pendant les heures nocturnes.
« Puisqu'il s'agit d'une discussion de suivi sur ces transferts, notre position est que le débat peut avoir lieu, à condition qu'il dure un temps raisonnable », a statué Afik. Elle a ajouté qu'il est possible d'ajouter à l'ordre du jour le transfert de 78,5 millions de shekels au ministère des Services religieux, ainsi qu'une autorisation d'engagement de 17,5 millions de shekels pour des paiements obligatoires aux fournisseurs, dont l'absence entraîne l'arrêt des systèmes informatiques et le non-paiement des salaires.
Afik a précisé : « La coordinatrice de l'opposition, la députée Merav Ben-Ari, a clarifié son opposition à la tenue de cette discussion. Il convient de préciser que toute autre discussion sur des transferts, ou sur tout autre sujet dans cette commission ou toute autre, nécessitera le consentement préalable de la coordinatrice de l'opposition ; sans son accord, il sera impossible de tenir la discussion ».
Les députés Vladimir Beliak et Naor Shiri (Yesh Atid-Yahad) ont fait appel à la conseillère juridique de la Knesset pour annuler cette réunion supplémentaire, affirmant qu'elle contrevient à la décision de la commission de la Knesset et se déroule sans l'approbation explicite de la commission de consensus. Un appel similaire a été soumis par les députées Naama Lazimi (Travail) et Orit Farkash-Hacohen.
Beliak et Shiri ont rappelé qu'à la veille de la dissolution de la Knesset, il avait été décidé que la commission des finances ne tiendrait qu'une seule réunion durant les deux premières semaines des vacances parlementaires. Cette réunion a eu lieu la semaine dernière et a duré 11 heures, permettant l'approbation de 19 demandes.
Lazimi et Farkash-Hacohen ont affirmé : « Il existe une crainte que la coalition tente de piétiner les procédures et la décision de la commission de la Knesset pour tenir une réunion supplémentaire en contournant la commission de consensus. Le but de cette manœuvre est clair : l'injection immédiate de centaines de millions de shekels à des fins sectorielles, notamment 284 millions pour les établissements d'enseignement ultra-orthodoxes et 83 millions pour le ministère des Implantations. Cette tentative de transférer des budgets massifs vers des secteurs dont la coalition cherche le soutien après la dissolution de la Knesset constitue une violation flagrante des règles de bonne administration et s'apparente à une corruption électorale qui sape l'intégrité et la pureté des élections ».





