Bennett et Eisenkot contestent la stratégie de Lieberman sur la loi anti-Nétanyahou

Naftali Bennett et Gadi Eisenkot ont remis en question l'adoption de la loi ciblant Nétanyahou, contestant la stratégie d'Avigdor Lieberman et ouvrant la voie à des compromis post-électoraux.

Source :Israel Hayom
Bennett et Eisenkot contestent la stratégie de Lieberman sur la loi anti-Nétanyahou
Illustration FilIsrael : AI Generated

Les dirigeants politiques Naftali Bennett et Gadi Eisenkot ont publiquement exprimé des doutes quant à la possibilité d'adopter la proposition de loi visant à écarter Benjamin Nétanyahou, sapant ainsi la stratégie clé promue par leur allié Avigdor Lieberman. Cette démarche concertée adresse un message clair à Lieberman en vue des prochaines élections, indiquant que si le bloc d'opposition ne parvient pas à obtenir la majorité de 61 sièges—une tendance suggérée par les sondages récents—la formation d'un gouvernement minoritaire s'appuyant sur le parti arabe Ra'am sera inévitable.

Jusqu'à présent, Lieberman a rejeté à plusieurs reprises toute option incluant un soutien de législateurs arabes. Il privilégiait deux solutions principales : l'obtention d'une majorité nette pour les partis sionistes ou l'adoption d'une législation ciblée empêchant Nétanyahou de se présenter. Alors que des sources au sein de l'opposition jugeaient cet objectif irréaliste, les déclarations publiques de Bennett et Eisenkot officialisent ces désaccords.

Alternatives Législatives et Limitation des Mandats

La facilité avec laquelle les hauts responsables du bloc écartent ce texte, qui constituaitt un étendard lors des scrutins précédents, suscite des interrogations. Auparavant critiquée pour avoir entravé cette mesure, l'ancienne ministre Ayelet Shaked voit aujourd'hui ses anciens partenaires admettre que les chances d'adoption sont minimes, révélant une manœuvre de pression politique calculée.

Parallèlement, les récents propos de Bennett évoquent une troisième voie plus réaliste pour l'après-scrutin : une loi limitant le mandat du Premier ministre à deux termes ou huit ans. Une application rétroactive écarterait Nétanyahou tout en maintenant Bennett dans la course, un compromis susceptible de recueillir l'adhésion des partis arabes. Cette rivalité au sein de l'opposition met en lumière de profondes divergences stratégiques.

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