La bataille s'intensifie : soupçons de transfert illégal de fonds publics au syndicat des enseignants

Le ministère de l'Éducation a ouvert une enquête sur des soupçons de transferts illégaux de fonds publics au syndicat des enseignants, après des signalements concernant l'inclusion de personnes non-enseignantes dans les effectifs.

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SOCIETY // CIVIC NODE

Le ministère de l'Éducation a annoncé aujourd'hui, mardi, qu'il a ouvert une enquête sur des soupçons selon lesquels des fonds publics auraient été transférés illégalement au syndicat des enseignants, suite à des signalements concernant des personnes ajoutées comme membres de l'organisation alors qu'elles n'en font pas partie.

Dans une lettre envoyée par le ministre Yoav Kisch aux enseignants membres de l'organisation, suite à un message envoyé hier par le président Ran Erez, Kisch a réagi aux « allégations et diffamations personnelles » à son encontre. Il faisait référence aux campagnes personnelles menées par Erez, financées par des millions de shekels provenant des fonds de l'organisation et des cotisations des enseignants. Kisch a précisé qu'il a ordonné aux services du ministère de se préparer à modifier le mécanisme de transfert des fonds à l'organisation.

Selon le plan prévu, le transfert sera effectué à l'avenir de manière transparente et contrôlée directement via la fiche de paie de chaque enseignant. Dans sa lettre, le ministre a ajouté :

« Aucune campagne personnelle ne me fera ignorer la crainte d'un préjudice aux fonds publics. Je continuerai à remplir mon devoir public sans crainte et sans considérations étrangères ».

Au début du mois, Erez a menacé de faire grève pour protester contre le fait que les enseignants n'ont pas reçu de salaire pour la journée d'escalade avec l'Iran, au cours de laquelle le système ne fonctionnait pas. Bien que les propos d'Erez aient été virulents, il convient de souligner que trois jours plus tard, des accords ont été conclus et la menace de grève a été levée.

Le bureau du ministre de l'Éducation a déclaré à l'époque :

« Après plus de 30 ans de Ran Erez à la tête du syndicat des enseignants, il est difficile de citer une seule réalisation significative pour les enseignants. Son héritage principal est fait de menaces, de titres racoleurs et de grèves. Il a transformé les élèves d'Israël en otages de ses luttes personnelles, causant de graves dommages à l'ensemble du système éducatif ».

Il a également été précisé : « La nuit de la dernière attaque en Iran, le Commandement du Front intérieur a annoncé qu'il n'y aurait pas de cours le lendemain. Le ministre de l'Éducation a déterminé sans équivoque qu'il n'est pas approprié d'exiger des enseignants de passer à l'apprentissage à distance avec seulement quelques heures de préavis. La directive concernant la retenue sur salaire ne provient pas du ministère de l'Éducation mais du ministère des Finances, et elle contredit la position du ministre de l'Éducation, qui soutient les enseignants. La question sera tranchée devant le tribunal. Toute tentative de paralyser le système éducatif fera l'objet d'un recours immédiat devant le tribunal du travail, car il existe un accord salarial signé et contraignant entre les parties ».

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