La Banque Discount avec une prévision : le taux d'intérêt en Israël est-il en voie de changement ?

Une nouvelle analyse macroéconomique révèle un écart inhabituel entre le taux d'intérêt actuel et la situation économique, indiquant qu'au moins deux baisses de taux sont attendues au cours de l'année à venir, contrairement aux estimations du marché.

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La Banque Discount avec une prévision : le taux d'intérêt en Israël est-il en voie de changement ?
Photo : ICE / בנק דיסקונט (צילום Magma Images, shutterstock)

La Banque d'Israël est-elle confrontée à un changement de direction dans sa politique de taux d'intérêt ? Une analyse macroéconomique de Shmuel Katzvian, stratège en chef à la Banque Discount, souligne un écart significatif entre le niveau actuel des taux d'intérêt et l'état de l'inflation et de la croissance dans l'économie israélienne. Selon lui, le taux d'intérêt est encore relativement élevé par rapport aux conditions de fond, ce qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles baisses de taux au cours de l'année à venir.

La prochaine décision de la Banque d'Israël sur les taux d'intérêt, prévue pour le 1er septembre, n'est pas encore tranchée. Les deux principaux scénarios sont le maintien du taux d'intérêt au niveau actuel ou une réduction de 0,25 %. Selon l'analyse, le marché des taux d'intérêt intègre actuellement une probabilité de 46 % pour une réduction. La décision devrait être influencée par les développements récents du taux de change du shekel, la prime de risque d'Israël, les conditions des marchés financiers et les données économiques mondiales.

Cependant, chez la Banque Discount, on regarde au-delà de la prochaine décision. La banque estime que le processus de réduction des taux d'intérêt en Israël n'est pas encore terminé et qu'au moins deux réductions sont attendues au cours de l'année à venir. Cela contraste avec le marché, qui intègre actuellement un scénario d'une seule réduction. La banque souligne qu'il est difficile de déterminer à l'avance le calendrier des réductions, car chaque décision sera prise en fonction des données dont disposera la Banque d'Israël à ce moment-là.

L'analyse présente également une comparaison historique entre le taux d'intérêt, l'inflation et la croissance. Le taux d'intérêt actuel, à 3,5 %, se situe au 72e percentile des deux dernières décennies et au 64e percentile des dix dernières années. D'un autre côté, l'inflation annuelle n'est que de 1,5 %, un chiffre qui se situe au percentile de 45 % à 47 % en comparaison historique, ce qui indique un environnement inflationniste nettement plus modéré.

Les données sur la croissance présentent également une image complexe. Au dernier trimestre, une croissance annuelle impressionnante de 15,4 % a été enregistrée (ou 14,4 % hors production à l'étranger). Cependant, chez la Banque Discount, on explique que ce chiffre est largement influencé par la reprise après la crise du 7 octobre 2023 et le point de départ bas. Si l'on examine la croissance réelle cumulée au cours des trois dernières années, elle ne s'élève qu'à 8,4 %, un chiffre qui se situe à un percentile bas de 8 % à 15 % en comparaison historique.

Cela signifie que, selon l'analyse, il existe un écart entre la politique monétaire et l'état de l'économie. D'une part, le taux d'intérêt est à un niveau relativement élevé, et d'autre part, l'inflation est modérée et la croissance cumulée est faible. À la Banque Discount, on estime que les prévisions d'inflation pour l'année à venir, qui s'élèvent à 1,7 %, renforcent l'évaluation selon laquelle le taux d'intérêt devrait baisser au moins deux fois.

Ces décisions ont également une importance directe pour les ménages et les entreprises. Le taux d'intérêt de la Banque d'Israël affecte le taux préférentiel (prime rate), et par conséquent, une baisse des taux d'intérêt peut réduire les coûts de financement pour les emprunteurs, y compris les détenteurs de prêts hypothécaires et de prêts. Pour les entreprises, une diminution du coût du crédit peut faciliter les flux de trésorerie et permettre d'augmenter les investissements, d'embaucher des employés et de poursuivre la reprise. L'écart entre les estimations pourrait être significatif pour les marchés obligataires, boursiers et immobiliers, où les variations des taux d'intérêt ont un impact important.

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