La bataille pour la présidence de la Knesset crispe les négociations
La course au poste de président de la Knesset divise profondément les blocs politiques, devenant un enjeu central des tractations pour la formation du gouvernement.

La bataille pour le poste de président de la Knesset est devenue l'un des points de friction majeurs dans les négociations en vue de former le prochain gouvernement. Alors que le bloc du changement tente de s'accorder sur le remplacement de l'actuel président, Amir Ohana du Likoud, le camp de Netanyahu prévient qu'une telle démarche pourrait compromettre la formation d'un gouvernement d'union nationale.
Le président de la coalition, Ofir Katz, a critiqué cette initiative lors d'une interview radio, affirmant que le remplacement du président de la Knesset nuira à toute coopération future entre les blocs. Parallèlement, le maire de Dimona, Benny Biton, a souligné que ceux qui aspirent à intégrer un gouvernement d'union doivent éviter de destituer l'actuel titulaire du poste.
Incertitudes au sein du bloc du changement
Malgré la volonté générale de destituer Ohana, les partis du bloc du changement ne se sont pas encore mis d'accord sur un candidat de remplacement. Certains craignent que le poste ne revienne à un représentant d'une formation susceptible de rejoindre ultérieurement la coalition de Netanyahu, renforçant ainsi le camp adverse.
Face aux spéculations, le leader d'Israël Beytenou, Avigdor Lieberman, a démenti les informations selon lesquelles il briguerait le perchoir. Pour autant, son parti entend bien peser sur le choix du futur président de la Knesset.
Appui parlementaire et position des partis arabes
Dans le même temps, le député Ahmad Tibi a indiqué que sa formation soutiendrait la motion visant à remplacer le président de la Knesset. Il a également précisé que son parti ne voterait pas les motions de censure du Likoud et ne prendrait pas l'initiative de dissoudre le parlement.
Cette position offre une marge de manœuvre au bloc du changement pour peser sur l'agenda parlementaire, bien que Tibi n'ait pris aucun engagement quant au soutien d'un éventuel gouvernement dirigé par Gadi Eisenkot.
L'attentisme des partis ultra-orthodoxes
De leur côté, les partis ultra-orthodoxes font savoir qu'aucun choix définitif ne sera arrêté avant les consultations officielles à la résidence présidentielle. Le président Isaac Herzog a quant à lui exhorté les dirigeants politiques à faire preuve de souplesse et de créativité pour éviter de nouvelles élections, annonçant le début des consultations dès la réception des résultats officiels.



