Yoav Kisch attribue la baisse des résultats scolaires à la guerre en cours
Le ministre de l'Éducation Yoav Kisch a attribué la baisse des résultats scolaires à la routine de guerre, soulignant que cette tendance s'inscrit dans un contexte international similaire.
Le ministre de l'Éducation Yoav Kisch s'est exprimé mercredi lors d'une interview accordée à 103FM concernant les résultats particulièrement bas enregistrés au sein du système éducatif. « Il y a des baisses et des baisses significatives. Sans équivoque », a-t-il admis.
Remettre les baisses scolaires dans le contexte de guerre
Malgré la reconnaissance de ces piètres résultats, le ministre a affirmé que cette tendance baissière était tout à fait prévisible compte tenu des circonstances exceptionnelles traversées par le pays. « Personne ne conteste ces chiffres. Le seul décalage de perception résidait dans la compréhension fondamentale que ces baisses ne sont pas surprenantes », a-t-il déclaré.
« En mars 25, nous sommes toujours à Gaza, en train de se battre. Nous n'avons même pas encore commencé les combats au Liban, et environ six ans avant le retour des otages, nous sommes dans une routine de guerre. »
Abordant le front nord, le ministre a souligné que les défis sécuritaires persistent. « Il y a toujours des tirs en provenance du Liban, et nous n'avons pas vaincu le Liban. Les évacués du Nord ne sont pas encore rentrés, nous traversons un événement très complexe. Mais nous sommes dans une routine de guerre depuis un an et demi », a ajouté Yoav Kisch.
Comparaisons internationales et investissements futurs
Yoav Kisch a insisté sur le fait qu'il ne prétend pas que les résultats actuels sont bons, précisant avoir consulté le directeur de l'éducation de l'OCDE, Andreas Schleicher. Selon ce dernier, la baisse observée s'inscrit dans une tendance générale à la baisse constatée dans de nombreux pays membres au cours de la dernière décennie.
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Comparaison européenne : Le ministre a relevé que même des pays forts comme l'Allemagne affichent des baisses plus importantes que celles d'Israël en temps de guerre.
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Perspectives d'avenir : Il a réaffirmé la nécessité d'investir davantage dans l'éducation pour corriger la situation et a exprimé le souhait de rester en fonction pour constater les futures hausses dans les classements PISA.
« Il y a une baisse, personne ne le nie. Cette baisse était prévisible. Pendant la COVID-19, les examens ont été reportés d'un an. J'ai dit : nous allons les passer, car je veux savoir et analyser. Je ne suis pas surpris, tout comme l'OCDE ne l'est pas, et je veux être le prochain ministre de l'Éducation car nous verrons les hausses aux tests PISA », a conclu Yoav Kisch.




