Une lycéenne agressée à Kiryat Yam, l'école accusée d'avoir bloqué la police

Une lycéenne de Kiryat Yam a été agressée dans son école. L'administration est accusée d'avoir bloqué la police, tandis qu'une vidéo de l'agression circule avec des relents xénophobes.

N12Auteur : Or Ravid
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Une lycéenne agressée à Kiryat Yam, l'école accusée d'avoir bloqué la police
Photo : N12 / "ילדים התחילו לצלם, צעקו 'מכות' וצחקו", תיעוד התקרית האלימה

Agression à la cafétéria de l'école

Une lycéenne de Kiryat Yam affirme avoir été violemment agressée lors d'une récréation jeudi dernier, trois jours seulement après la rentrée scolaire. Selon la victime, l'incident a débuté par une dispute verbale avec une autre élève à la cafétéria de l'école, avant de dégénérer rapidement en violences physiques.

« Elle a commencé à m'insulter, m'a griffé le bras. Soudain, j'ai senti qu'elle m'attrapait les cheveux par derrière et me tirait vers l'arrière », a raconté la jeune fille. Elle précise que l'autre élève lui a également donné des coups de pied dans le ventre et l'a frappée avec un téléphone portable.

Plusieurs élèves se sont rassemblés autour de la scène, filmant l'agression avec leurs téléphones portables tout en riant et en encourageant la violence. C'est l'intervention d'un employé de la cafétéria qui a permis de séparer les deux adolescentes.

L'administration aurait bloqué l'accès à la police

Après l'agression, la victime a contacté son enseignante, sa mère et le numéro d'urgence de la police (100). Elle affirme que pendant son appel avec la police, alors qu'elle se trouvait dans le bureau de la directrice en présence de l'équipe pédagogique, ces dernières lui ont exigé de raccrocher, affirmant qu'elle n'avait pas le droit d'appeler les forces de l'ordre.

De plus, lorsqu'un policier est arrivé aux portes de l'établissement, la direction aurait refusé de le laisser entrer. L'administration a ensuite tenté d'organiser une conciliation forcée, demandant aux deux élèves de s'excuser mutuellement, sous prétexte que l'agresseuse était « une fille bien, issue d'une bonne famille ».

Le père de la victime a vivement dénoncé l'attitude de l'établissement scolaire :

« C'est un droit fondamental pour tout citoyen d'appeler la police en cas de violence, peu importe le lieu où cela se produit. »

Durant le week-end, le père et sa fille se sont rendus au commissariat pour déposer une plainte officielle.

Harcèlement en ligne et réactions officielles

La situation a pris une tournure encore plus difficile lorsque la vidéo de l'agression a commencé à circuler parmi les élèves sous le titre « On frappe la Russe ». La victime a confié qu'elle souffrait d'un stress important et redoutait de retourner en classe.

Le ministère de l'Éducation a réagi par voie de communiqué :

« Il s'agit d'un incident grave et exceptionnel, traité et suivi de près par la direction de l'école, l'inspection régionale et les services professionnels du ministère. Les modalités de prise en charge de cet incident seront examinées. Pour des raisons de confidentialité, nous ne ferons pas d'autres commentaires. »

La Police d'Israël a indiqué qu'une enquête avait été ouverte immédiatement après le signalement. Un policier s'est rendu sur place pour s'entretenir avec la plaignante, qui a ensuite formellement déposé sa déposition au commissariat.

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