La Conférence sur la croissance des kibboutzim met en lumière l'essor rural
L'éditrice Alona Bar On a inauguré la Conférence sur la croissance des kibboutzim à Shefayim, soulignant leur essor démographique et leur poids économique. Les kibboutzim représentent 10 % des ventes industrielles nationales.

Alona Bar On, éditrice de presse, a ouvert dimanche la Conférence sur la croissance des kibboutzim au kibboutz Shefayim, organisée en partenariat avec la Banque Discount et le mouvement des kibboutzim. Elle a dressé un panorama des mutations économiques, industrielles et démographiques de ces communautés.
Intervenant devant les participants, Mme Bar On a souligné que cinq nouveaux kibboutzim s'apprêtent à voir le jour pour la première fois en 40 ans, à l'instar du projet Shalehavit à Tel Arad, actuellement en construction. Selon les chiffres présentés, près de 76 % des kibboutzim ont adopté le modèle du kibboutz rénové, tandis que 12 % seulement conservent un fonctionnement strictement collectiviste. Par ailleurs, le secteur du kibboutz religieux a récemment opté pour un modèle d'habitat partagé après 90 ans d'existence séparée.
Poids Démographique et Industriel
Les données statistiques révèlent une progression démographique marquée, la population des kibboutzim étant passée de 115 000 à 205 000 habitants entre 2020 et 2023. Environ 70 % de cette population réside dans les régions du nord et du sud. Bien qu'ils ne représentent que 2,5 % de la population totale, les kibboutzim génèrent 10 % des ventes industrielles du pays et assurent près de 60 % de la production nationale de lait.
Le dynamisme économique se manifeste également dans les domaines technologiques et énergétiques. En effet, 148 nouvelles start-up ont vu le jour dans les kibboutzim en 2022, suivies de 77 autres en 2023. De surcroît, 52 % des kibboutzim ont signé des accords agrovoltaïques en 2025, associant production agricole et énergie solaire.
Transmission Intergénérationnelle
Abordant la question de la transmission intergénérationnelle, Mme Bar On a noté que ce phénomène mondial se traduit au sein des kibboutzim par un transfert massif de capitaux, de biens immobiliers, de valeurs et de responsabilités administratives.
En conclusion, elle a rappelé les épreuves traversées par les localités du sud et la situation difficile que connaît encore le nord du pays, tout en saluant la résilience et la prospérité continue du mouvement.





