Kedumim : le maire exige l'annulation de la dérogation sur les transports

Le maire de Kedumim réclame l'annulation de la dérogation autorisant Tnufa à assurer 75 % des services, estimant que le rachat par Dan ne suffira pas sans obligations strictes.

Kedumim : le maire exige l'annulation de la dérogation sur les transports
Photo d'illustration FilIsrael : AI Generated

Ouziel Vatik, le maire de Kedumim, a demandé au ministère des Transports d'annuler immédiatement une dérogation qui permettrait à la compagnie de transport Tnufa de n'assurer que 75 % des services de transports en commun dans la région. Dans une lettre adressée en début de semaine au directeur général du ministère, Moshe Ben Zaken, il a averti que même le rachat de l'entreprise par Dan ne suffirait pas à améliorer la situation tant que le ministère continuera de tolérer une exploitation partielle des lignes.

« Il n'y a et il n'y aura aucune explication satisfaisante à cette négligence structurelle qui considère comme acquises les annulations quotidiennes de lignes », a écrit M. Vatik. Selon lui, la mesure de clémence accordée à l'entreprise transforme les annulations de trajets en un service approuvé par avance, au lieu d'obliger l'opérateur à respecter l'intégralité de ses engagements envers les passagers.

Vatik a exigé du directeur général du ministère qu'il use de ses prérogatives pour supprimer cette dérogation et imposer une obligation de service à 100 %. « Il est inconcevable d'institutionnaliser officiellement et pratiquement un service défaillant », a-t-il écrit, accusant le ministère de cautionner une situation où une partie du service n'est tout simplement pas assurée.

Cette démarche intervient alors qu'un accord a été conclu pour le rachat de la totalité des parts de Tnufa par la société Dan pour environ 150 millions de shekels. Si M. Vatik a salué cette transaction en exprimant l'espoir qu'un changement de propriétaire apporterait des améliorations, il a souligné que le simple remplacement de l'opérateur ne suffirait pas sans une modification des exigences fixées par le ministère des Transports.

« Les habitants de Kedumim et de Samarie ne sont pas des citoyens de seconde zone et il n'y a aucune raison de les pénaliser par rapport aux autres habitants du pays », a insisté M. Vatik. Il a exigé que les transports de la région soient assurés à 100 %, « comme le dictent toutes les normes légales, morales et logiques ». Des copies de la lettre ont été envoyées à la ministre des Transports Miri Regev et au directeur de l'Autorité nationale des transports publics.

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