Jusqu'à 100 000 dollars par mois : la manœuvre provocatrice de Donald Trump révélée
La société de médias du président américain lance un service offrant aux traders un accès prioritaire à ses publications pour des dizaines de milliers de dollars par mois, provoquant une tempête politique.
La société de médias du président américain Donald Trump, Trump Media & Technology Group, qui exploite le réseau social Truth Social, lance une nouvelle initiative commerciale visant directement le marché financier. L'entreprise propose aux traders, aux banques et aux fonds spéculatifs un nouveau service baptisé « Truth API », qui leur permettra d'accéder rapidement aux publications de Donald Trump et de les analyser via des systèmes automatisés.
Selon un rapport de Reuters, le prix du service premium pourrait atteindre entre 60 000 et 100 000 dollars par mois. Ce tarif élevé se justifie par l'impact considérable des déclarations de Donald Trump sur les marchés. Ses messages concernant la politique, les droits de douane et les restrictions commerciales ont par le passé provoqué de fortes fluctuations des indices et des actions. Pour les traders utilisant des algorithmes rapides, recevoir ces informations avant la concurrence représente une valeur significative, notamment pour les parieurs sur Polymarket.
Pour Trump Media & Technology Group, il s'agit d'une tentative de créer une nouvelle source de revenus par l'octroi de licences de données, dans un contexte de concurrence féroce avec les géants des réseaux sociaux.
Cependant, cette décision a suscité de vives critiques publiques et politiques. Les opposants soutiennent que la vente d'un accès anticipé aux messages présidentiels confère un avantage injuste aux grandes entités financières. La commission bancaire du Sénat a contacté le président de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, Paul Atkins, pour exiger une enquête sur la conformité légale de ce service.
Au cœur de la controverse figure également le fait que Donald Trump détient environ 41 % des actions de l'entreprise. Selon ses détracteurs, cette situation soulève des questions éthiques majeures concernant les conflits d'intérêts et l'influence des informations politiques sur les marchés financiers.





