Jetée, ramassée et relancée : l'acte d'accusation concernant la grenade au Japanika de Kiryat Ono
Deux jeunes hommes de Bat Yam, âgés de 18 et 22 ans, sont accusés d'avoir jeté à plusieurs reprises une grenade à fragmentation sur le restaurant Japanika à Kiryat Ono, jusqu'à ce qu'elle explose, causant des dégâts importants. Les deux suspects sont arrivés masqués sur des vélos électriques, et l'un d'eux est également accusé d'entrave à l'enquête.
Le bureau du procureur du district de Tel-Aviv a déposé un acte d'accusation contre deux jeunes hommes de Bat Yam, âgés de 22 et 18 ans, pour avoir jeté une grenade sur le restaurant Japanika. Ils sont accusés de complicité de coups et blessures aggravés, de dommages causés par des matières explosives, ainsi que de port et transport d'armes. L'un d'eux est également accusé d'entrave à l'enquête. Le mobile des actes n'a pas été détaillé dans l'acte d'accusation.
Selon le document déposé par l'avocate Tamar Teitelbaum auprès du tribunal de district de Tel-Aviv, le 13 juillet 2026, les accusés ont comploté pour jeter une grenade à fragmentation sur le restaurant « Japanika » situé rue Kiryat HaAkademik à Kiryat Ono.
Équipés d'un vélo électrique de type Sur-Ron et d'une grenade à fragmentation n° 26 modèle B, les accusés se sont rendus sur les lieux vêtus de sweat-shirts noirs à capuche pour dissimuler leur identité. À leur arrivée vers 02h03, le restaurant était éclairé et plusieurs personnes se trouvaient à proximité.
« Les accusés se sont arrêtés devant le restaurant et, pendant plusieurs minutes, ont jeté la grenade ensemble à plusieurs reprises vers le restaurant, avec l'intention de causer des mutilations, une invalidité ou des blessures graves aux personnes présentes sur les lieux. »
Après plusieurs tentatives infructueuses, les accusés ont ramassé la grenade au sol à plusieurs reprises pour la relancer. Finalement, la grenade a heurté un panneau près du restaurant et a explosé, permettant aux suspects de prendre la fuite.
Les dommages causés au restaurant s'élèvent à environ 78 718 NIS, tandis que les vitrines des magasins voisins ont subi des dégâts estimés à 51 330 NIS. Lors de son arrestation, l'un des accusés a délibérément verrouillé son téléphone portable saisi alors qu'il se trouvait dans la voiture de police, afin d'entraver l'enquête. Compte tenu de leur casier judiciaire, le parquet demande le maintien en détention des deux suspects jusqu'à la fin de la procédure.





